Un collectif pour la dépénalisation de la rupture publique du jeûne
Un front pour le soutien aux déjeuneurs du ramadan, c’est l’objet du Collectif pour l’abolition des lois liberticides. Le groupe veut mettre un terme aux archaïsmes de la législation marocaine. Un premier point de presse sera tenu ce samedi à Casablanca.
Dans un communiqué, le collectif exprime la volonté d’abolir l’article 222 du code pénal qui dispose: «Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l'emprisonnement d'un à six mois».
Pointant différentes atteintes aux libertés exprimées dans ce texte, les jeunes militants des droits humains veulent que les discriminations entre marocains juifs et musulmans cessent.
D’après le communiqué, cette discrimination est «en contradiction avec les conventions internationales signées et ratifiées par le Maroc», se basant aussi sur l’argument religieux: «l’islam ne prévoit aucune sanction ou peine d’emprisonnement. La religion musulmane mentionne, en cas de rupture délibérée du jeûne, uniquement la Kaffara (expiation)».
Par ailleurs, le collectif est disposé à recevoir le soutien de toute personne ou organisation sensible à la question des libertés, et appelle les associations, les partis politiques, les syndicats et les citoyens à se joindre à leur action.
Contacté par nos soins, Nizar Bennamate, militant et membre du collectif souhaite que «toutes les voix libres et intègres se joignent à la cause du Call, même si elles ne cautionnent pas tous les points qui figurent dans le communiqué». Pourquoi ? «Parce qu’il est inconcevable d’emprisonner un jeune homme pour avoir fumé une cigarette, alors qu’en même temps des violeurs sont relâchés dans la nature» conclut-il.
Pour le moment, une conférence de presse est prévue ce samedi 3 août à 21h30 au siège du parti Socialiste unifié situé à rue d’Agadir à Casablanca, conférence durant laquelle seront annoncées les futures actions du collectif.
à lire aussi
Article : Échanges extérieurs : hausse des importations des biens d’équipement de 10,2 MMDH à fin mars 2026 par rapport à 2025
À fin mars 2026, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une hausse des importations de biens d’équipement de 10,2 milliards de DH par rapport à fin mars 2025, tandis que les exportations du secteur automobile ont progressé de 12,1%. Détails.
Article : IDE : les recettes reculent de 13,1% par rapport à fin mars 2025
DATA. À fin mars 2026, les recettes IDE se sont établies à 12,12 MMDH, en baisse de 13,1% par rapport à fin mars 2025.
Article : Mondial 2026 : Youssef Amrani visite les stades où jouera le Maroc
L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a effectué une tournée diplomatique en Géorgie et dans le Massachusetts. Entre préparatifs de la Coupe du monde de football 2026 et renforcement des alliances économiques, cette visite marque une nouvelle étape dans la "diplomatie de proximité" entre Rabat et les grandes métropoles américaines.
Article : Sahara marocain : l’Allemagne réaffirme son soutien à l’initiative d’autonomie et la juge “sérieuse et crédible”
À l’issue du dialogue stratégique Maroc-Allemagne tenu à Rabat, Berlin a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie, jugée "sérieuse et crédible" pour le règlement du dossier du Sahara, estimant qu’une "véritable autonomie sous souveraineté marocaine" constitue l’option la plus réaliste, tout en annonçant son engagement à agir en cohérence sur les plans diplomatique et économique.
Article : Hydrogène vert : l'écart entre ambition et exécution des projets en débat à Fès
À l'Université Euromed de Fès, le cluster marocain de l'hydrogène vert (Green H2) a réuni experts, industriels et académiques autour des enjeux et défis de la filière, avec un focus sur ses deux produits stratégiques que sont le méthanol et l'ammoniac verts.
Article : Recettes voyages : hausse de 23,5% à fin mars 2026
Les recettes voyages ont atteint 31 MMDH à fin mars 2026, en hausse de 23,5% sur un an, selon les données provisoires de l’Office des changes.