«Centrale Casablanca» sera prête pour la rentrée 2014
La branche marocaine de l’école d’ingénieurs Centrale Paris ouvrira à la rentrée prochaine. L’école est déjà bien connue dans le royaume à travers les nombreux centraliens marocains. Un bâtiment neuf sera construit à Bouskoura.
L’Ecole Centrale Paris à Casablanca entame sa dernière ligne droite avant la rentrée 2014, date à laquelle elle accueillera ses premiers étudiants. L’intégralité des fonds sont réunis, comme l’ont souligné lundi 7 octobre le ministre de l’Industrie Abdelkader Amara et le directeur de l’Ecole Centrale Paris Hervé Biausser, au cours d’une réunion du comité de pilotage du projet.
L’Ecole Centrale de Casablanca (ECC) sera dirigée par un conseil d’administration qui sera composé de représentants du ministère de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, du ministère de l’Enseignement supérieur, du ministère de l’Economie et des finances, de l’Ecole Centrale Paris, de l’Association des centraliens du Maroc ainsi que des représentants des enseignants et étudiants de l’ECC.
L’objectif est de répondre aux impératifs du marché. Pour sa première rentrée, en 2014, les partenaires espèrent compter un effectif de 100 étudiants, auxquels s’ajouteront 150 en 2015, jusqu’à atteindre sa vitesse de croisière qui est de 600 nouveaux adhérents par an à l’horizon 2019.
Soucieux du maintien de la qualité d’étude inhérente au statut de l’école parisienne, M. Biausser déclare : « les conditions d’accès à l’ECC seront les mêmes à qu’à Paris. » En d’autre termes : l’école ne sera pas élitiste. « L’enseignement sera ouvert à toutes les catégories sociales, et ce à travers l’octroi de bourses totales ou partielles pour les catégories à faible ou modeste revenus » explique le ministre. Cette bourse sera accordée par la fondation ECC.
Interrogé sur ce point par Médias 24, il a déclaré ne pas avoir de chiffre exact quant au coût annuel de la scolarité. « Pour le moment nous sommes en train d’élaborer des montages financers. Mais selon les estimations, cela ne sera pas une dépense très importante », sans nous donner plus de détails.
Côté pédagogique, l’enseignement sera dispensé par des professeurs marocains et français, selon les compétences, les matières et les disponibilités. « Le plus important est de répondre aux standards de l’Ecole centrale de Paris, à travers les enseignements de professeurs nationaux et étrangers et d’acteurs économiques également » assure M. Amara.
Au final, l’ECC permettra de produire annuellement des promotions d’ingénieurs hautement qualifiés qui répondent aux contraintes du marché de l’emploi. Surtout, dans le cadre du plan Emergence qui, dans ces grandes orientations, touche des secteurs technologiquement très novateurs.
Les promoteurs du projet ont souligné que l’école sera édifiée sur un terrain de 5 hectares à Bouskoura, en périphérie de Casablanca.
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