img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
LE FIL

Crise budgétaire américaine: Obama exige un vote des républicains

Barack Obama a appelé mardi ses adversaires républicains à voter un budget et un relèvement du plafond de la dette pour écarter «la menace» sur l’économie d’un blocage qui, a-t-il souligné, rend les pays étrangers «nerveux».  

Crise budgétaire américaine: Obama exige un vote des républicains
Par
Le 9 octobre 2013 à 7h15 | Modifié 9 octobre 2013 à 7h15

Mais le président des Etats-Unis, une semaine après le début d’une paralysie partielle de l’Etat fédéral et à huit jours de l’échéance d’un possible défaut sans précédent, a aussi laissé la porte ouverte à un accord à court terme qui permettrait à des négociations de se produire.

«Ecartons la menace qui pèse sur les Américains et nos entreprises, et au travail», a déclaré M. Obama lors d’une longue conférence de presse mardi après-midi.

«Nous ne pouvons pas faire de l’extorsion une composante de notre démocratie. La démocratie ne fonctionne pas ainsi. Et ce n’est pas seulement pour moi, c’est aussi pour mes successeurs», a lancé Barack Obama à l’adresse des républicains.

Il s’est toutefois dit disposé, une fois les votes sur le budget et la dette acquis, à négocier sur les dépenses de l’Etat, offrant même de coucher cette promesse sur le papier.

M. Obama, qui a dû annuler une tournée en Asie précisément en raison du blocage à Washington, s’est voulu rassurant, expliquant aux créanciers étrangers des Etats-Unis que ces derniers «ont toujours payé leurs factures et le feront à nouveau».

Les dirigeants étrangers, dont M. Obama a reconnu que la crise à Washington les rendait «nerveux», «ne font pas seulement attention à ce que je dis. Ils font aussi attention à ce que fait le Congrès», a-t-il cependant prévenu.

Pas de «capitulation», prévient Boehner

Passée l’échéance du 17 octobre, et faute d’un relèvement du plafond légal de la dette (actuellement à 16.700 milliards de dollars) par le Congrès, la première économie mondiale ne pourra plus emprunter sur les marchés obligataires ni rembourser certains créanciers.

Un tel défaut de paiement serait «bien pire» que la paralysie budgétaire actuelle, a fait valoir M. Obama, usant d’une métaphore attribuée au milliardaire Warren Buffett selon lequel une telle perspective s’assimilerait à l’explosion d’une «bombe nucléaire».

Les régulateurs financiers américains ont d’ailleurs tenu une réunion d’urgence pour évaluer les risques que poserait un échec du Congrès à relever le plafond de la dette des Etats-Unis, et du défaut de paiement qui en résulterait.

En raison de l’incapacité de la Chambre des représentants, où les républicains sont majoritaires, et du Sénat, contrôlé par les alliés démocrates de M. Obama, à s’entendre sur un budget, l’Etat fédéral américain tourne au ralenti depuis le 1er octobre. La CIA a toutefois annoncé qu’elle commencerait mercredi à rappeler ses personnels les plus indispensables, pour éviter toute menace à la sécurité nationale.

Jusqu’ici, M. Boehner, maître de l’agenda, refuse d’organiser des votes, exigeant d’abord des concessions de l’exécutif en matière de dépenses sociales, en particulier sur la réforme de l’assurance-maladie promulguée en 2010.

Il a poursuivi dans cette veine mardi après-midi. «La position du président selon laquelle il refuse de parler sans capitulation préalable est intenable», a-t-il protesté lors d’une courte intervention au Capitole, en faisant valoir que de nombreux présidents, et M. Obama lui-même, avaient négocié dans le passé à l’occasion d’un relèvement du plafond de la dette.

Une telle crise s’était déjà produite à l’été 2011, six mois après que les républicains avaient reconquis la Chambre. Une solution avait été trouvée de justesse, mais l’épisode avait coûté aux Etats-Unis une dégradation de la note de leur dette souveraine par Standard and Poor’s.

Les marchés mondiaux font preuve d’une grande nervosité depuis le début de cette énième crise, et Wall Street a fini en forte baisse mardi: le Dow Jones a perdu 1,06% et le Nasdaq 2,00%. La Bourse de Tokyo n’a pas fait mieux mercredi en ouvrant en baisse de 0,75%

Les Etats-Unis, dont la croissance et l’emploi n’ont toujours pas pleinement récupéré depuis la récession de 2007-2009, sont en outre soumis depuis mars à une cure d’austérité forcée, là encore faute d’accord au Congrès sur les dépenses et les recettes de l’Etat fédéral.

Ces bridages consécutifs ont accouché d’une croissance modeste pour le pays, a constaté mardi le Fonds monétaire international, en abaissant ses prévisions de progression du PIB pour cette année et 2014. Le FMI estime que les seules coupes budgétaires vont coûter jusqu’à 1,75 point de croissance en 2013.

(Par AFP)

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 9 octobre 2013 à 7h15

à lire aussi

Échanges extérieurs : hausse des importations des biens d’équipement de 10,2 MMDH à fin mars 2026 par rapport à 2025
ECONOMIE

Article : Échanges extérieurs : hausse des importations des biens d’équipement de 10,2 MMDH à fin mars 2026 par rapport à 2025

À fin mars 2026, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une hausse des importations de biens d’équipement de 10,2 milliards de DH par rapport à fin mars 2025, tandis que les exportations du secteur automobile ont progressé de 12,1%. Détails.

IDE : les recettes reculent de 13,1% par rapport à fin mars 2025
ECONOMIE

Article : IDE : les recettes reculent de 13,1% par rapport à fin mars 2025

DATA. À fin mars 2026, les recettes IDE se sont établies à 12,12 MMDH, en baisse de 13,1% par rapport à fin mars 2025.

Mondial 2026 : Youssef Amrani visite les stades où jouera le Maroc
Quoi de neuf

Article : Mondial 2026 : Youssef Amrani visite les stades où jouera le Maroc

L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a effectué une tournée diplomatique en Géorgie et dans le Massachusetts. Entre préparatifs de la Coupe du monde de football 2026 et renforcement des alliances économiques, cette visite marque une nouvelle étape dans la "diplomatie de proximité" entre Rabat et les grandes métropoles américaines.

Sahara marocain : l’Allemagne réaffirme son soutien à l’initiative d’autonomie et la juge “sérieuse et crédible”
DIPLOMATIE

Article : Sahara marocain : l’Allemagne réaffirme son soutien à l’initiative d’autonomie et la juge “sérieuse et crédible”

À l’issue du dialogue stratégique Maroc-Allemagne tenu à Rabat, Berlin a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie, jugée "sérieuse et crédible" pour le règlement du dossier du Sahara, estimant qu’une "véritable autonomie sous souveraineté marocaine" constitue l’option la plus réaliste, tout en annonçant son engagement à agir en cohérence sur les plans diplomatique et économique.

Hydrogène vert : l'écart entre ambition et exécution des projets en débat à Fès
Energie

Article : Hydrogène vert : l'écart entre ambition et exécution des projets en débat à Fès

À l'Université Euromed de Fès, le cluster marocain de l'hydrogène vert (Green H2) a réuni experts, industriels et académiques autour des enjeux et défis de la filière, avec un focus sur ses deux produits stratégiques que sont le méthanol et l'ammoniac verts.

Recettes voyages : hausse de 23,5% à fin mars 2026
ECONOMIE

Article : Recettes voyages : hausse de 23,5% à fin mars 2026

Les recettes voyages ont atteint 31 MMDH à fin mars 2026, en hausse de 23,5% sur un an, selon les données provisoires de l’Office des changes.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité