Cyclone Phailin : un demi million de personnes évacuées en Inde
Le violent cyclone Phailin a touché les côtes orientales de l’Inde samedi avec des pointes de vent de 200 km/h et des pluies torrentielles, un demi million de personnes ayant été évacuées en prévision de son passage. Le cyclone a commencé à atteindre la ville côtière de Gopalpur, dans l’Etat de l’Orissa, peu après 21 heures locales et devrait déferler sur une bande côtière de 150 km pendant les six prochaines heures.
«Le très violent cyclone Phailin a commencé à toucher la côte près de la ville de Gopalpur. La vitesse enregistrée du vent est de 200 km/h», a déclaré L.S. Rathore, le directeur général des services météorologiques indiens, au cours d’une conférence de presse. Il devrait rester classé dans la catégorie des «tempêtes cycloniques très violentes» pendant six heures avant de perdre de sa puissance, a-t-il ajouté.
Le vent pourrait souffler jusqu’à 240 km/h et ce cyclone pourrait être le plus fort à balayer cette région de l’Inde en quatorze ans, avec une montée des eaux de trois mètres qui menace d’inonder les terres côtières. L’Etat d’Orissa et celui, voisin, de l’Andhra Pradesh étaient battus par des vents qui faisaient se coucher les arbres, plusieurs heures avant que le cyclone ne touche leurs côtes. La région menacée avait déjà été sinistrée en 1999 par un cyclone qui avait fait plus de 8 000 morts.
Quelque 550 000 personnes ont été évacuées
Quelque 550 000 personnes ont été évacuées avant l’arrivée du cyclone, dont 450 000 en Orissa et 100 000 dans l’Andra Pradesh, a dit le ministre de l’Intérieur, Sushilkumar Shinde. Les autorités du Bengale occidental, Etat voisin, ont indiqué que les hôtels de la côte avaient été évacués. «Certains ne veulent pas partir et résistent. Mais des responsables leur parlent et les font partir», a dit le ministre de l’Intérieur.
Ces personnes, entassées dans des bus et des rickshaws, ont quitté leur logement avec leurs biens dans un flot continu jusqu’aux abris d’urgence. Il s’agit pour l’Inde d’un des plus importants mouvements de population jamais organisé, selon le responsable. A Gopalpur, sur la côte, femmes et enfants ont été les premiers mis à l’abri dans des écoles, abris d’urgence et des édifices publics où leur étaient servis des repas.
Quelque 300 équipes de médecins de l’armée, d’ingénieurs, de sauveteurs ont été déployées dans les zones les plus à risque de l’Etat de l’Orissa.
«ZÉRO VICTIME»
Un journaliste de l’AFP, arrivé par le dernier vol avant la fermeture de l’aéroport de Bhubaneswar, capitale de l’Orissa, a relaté que le pilote avait dû s’y reprendre à deux fois avant d’atterrir en raison du vent fort et des pluies torrentielles. «Tout le monde a des difficultés donc j’ai gardé mon magasin ouvert», a dit Susil Kumar Singh, l’un des rares commerçants à garder ouvert son commerce dans la ville. «Je redoute ce Phailin. C’est comme si arrivait la fin du monde», a dit à l’AFP un étudiant, Apurva Abhijeeta, installé à Puri, à 70km de la capitale de l’Etat.
Dans les deux Etats pauvres menacés par la tempête, nombre d’habitants sont logés dans des baraquements précaires. «De gros objets sont susceptibles de s’envoler»en raison du vent, avait prévenu dès vendredi le directeur général des services météorologiques. Les cultures, dans cette région très dépendante de l’agriculture, pourraient être dévastées, a-t-il prévenu.
Le gouvernement de l’Orissa, peuplé de 40 millions de personnes, a fixé un objectif de «zéro victime» et de 100% d’évacuation des populations des zones les plus à risque. Nombre de magasins étaient à court de réserves en raison d’achats de précaution.
En 1999, la vitesse des vents accompagnant le cyclone était encore plus élevée. L’Inde et le Bangladesh sont régulièrement frappés entre avril et novembre par les cyclones qui se développent dans le golfe du Bengale. En 1970, un cyclone avait tué des centaines de milliers de personnes au Bangladesh.
(Avec AFP)
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