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ECONOMIE

Le libre-échange Maroc-UE favorable aux énergies renouvelables

L’étude d’impact concernant les énergies renouvelables montre que l’ouverture des frontières entre l’Europe et le royaume sera bénéfique pour la filière marocaine des énergies propres.  

Le libre-échange Maroc-UE favorable aux énergies renouvelables
Mélanie Xuereb
Le 23 octobre 2013 à 16h13 | Modifié 23 octobre 2013 à 16h13

Selon l’étude d’impact réalisée par le cabinet Ecorys, les accords de libre-échange complets et approfondis (Aleca), en favorisant le développement du secteur, devraient permettre de réduire la dépendance énergétique du Maroc, réduire la fluctuation des prix de l’énergie et donc favoriser la stabilité sociale, réduire la pollution et créer de nouveaux emplois.

Cette étude d’impact est réalisée en amont des Aleca actuellement en discussion.

L’exportation : possible à condition d’investir massivement

Actuellement, les énergies renouvelables (hydro et éolien) représentent 4% de la consommation d’énergie.

Le Maroc est importateur net d’électricité. Ses principaux partenaires commerciaux en la matière sont l’Algérie, la Tunisie et l’Espagne. Pour que le Maroc puisse exporter de l’électricité à grande échelle vers l’UE grâce à des projets privés tels que Desertec, de gros investissements doivent encore être faits.

Dans l’avenir, le Maroc a un rôle important à jouer dans les exportations d’électricité du Maghreb vers l’UE en raison de ses avantages comparatifs :

-sa connexion avec l’Espagne qui relie la région au réseau à haute tension européen ;

-l’intensité des vents au Maroc qui est contra-cyclique par rapport à celle de l’UE ;

-son fort potentiel en termes d’énergie solaire.

Les freins sont nombreux à l’essor des énergies nouvelles

Mais certains facteurs limitent la croissance du secteur tels que :

-les contraintes techniques à l’exportation d’électricité,

-les subventions accordées aux produits pétroliers qui entravent la compétitivité des énergies renouvelables,

-l’importance des financements nécessaires pour réaliser les investissements à grande échelle,

-l’absence de programmes qui permettraient de développer la production d’énergie renouvelable à petite échelle en rachetant l’énergie produite par les petites unités,

-le transfert technologique et le savoir-faire que nécessitent les technologies les plus performantes.

L’accès au marché européen difficile du fait des subventions

Les barrières à l’entrée sur le marché européen pour la fourniture d’électricité, outre la contrainte technique de la capacité des lignes d’interconnexion qui limite les échanges transfrontaliers, sont les subventions de l’électricité en Europe qui constituent une distorsion de concurrence.

De toute façon, ce n’est qu’à long terme que le Maroc pourra exporter de l’électricité, l’objectif premier étant de satisfaire ses propres besoins.

Concernant les équipements, outre les barrières tarifaires appliquées sur certains produits (mais les importations en provenance du Maroc sont négligeables), les principales barrières aux échanges sont les normes techniques et la qualité des produits.

Limiter la dépendance énergétique du pays

Il est très difficile de quantifier les effets des Aleca sur le secteur des énergies renouvelables. Cependant, on peut estimer les grandes tendances.

Sur le plan économique, les effets les plus importants des Aleca se feront via la réduction des barrières non tarifaires avec une plus grande harmonisation des législations et des normes.

Ils devraient faciliter l’accès aux équipements importés d’UE. La réduction des barrières sur les services permettra aux fournisseurs européens de gagner en compétitivité par rapport aux concurrents asiatiques, par le biais des services d’accompagnement. Cela facilitera le transfert technologique entre l’Europe et le Maroc.

En outre, les Aleca devraient instaurer un climat plus favorable aux investissements. Cela devrait aider au développement de la production d’énergie renouvelable et d’équipements au Maroc, et donc réduire la dépendance énergétique du pays.

Quand celle-ci aura atteint un seuil critique, l’UE constitue un marché important pour les exportations d’énergie en provenance du Maroc.

Sur le plan social, le développement des énergies renouvelables, facilité par les Aleca, contribuera à stabiliser le prix de l’énergie et à prévenir l’agitation sociale. Elles pourront également constituer un nouveau gisement d’emplois.

Sur le plan environnemental, le développement des énergies renouvelables permettra de réduire les effets néfastes liés aux énergies fossiles sur la santé publique, les écosystèmes et le climat du fait de l’émission de gaz à effets de serre.

En zone rurale, l’utilisation de l’énergie solaire en remplacement du charbon et du bois pourra réduire la déforestation et la dégradation des sols.

Mais pour ce faire, l’étude recommande :

-une réduction effective des barrières non tarifaires sur les services ;

-un encouragement de la demande d’énergie renouvelable produite à petite échelle ;

-la facilitation l’assistance technique et le renforcement de capacités pour l’organisation du marché des énergies renouvelables ;

-la réduction des subventions aux énergies fossiles ;

-la poursuite des efforts d’amélioration du climat des affaires.

 

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Mélanie Xuereb
Le 23 octobre 2013 à 16h13

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