L’Ensa, futur vivier des hauts commis de l’Etat, verra le jour en 2014
L’Ecole nationale supérieure de l’administration, née de la fusion de l’ISA et de l’ENA, va enfin aboutir et aura son siège à Rabat. Objectif : une même école pour tous les hauts fonctionnaires.
La fusion de l’Ecole nationale de d’administration (ENA) et de l’Institut supérieur d’administration (ISA) donnera naissance à une institution publique dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière dont le siège sera à Rabat.
Cet établissement contribuera à moderniser l’administration publique en la dotant de cadres supérieurs qualifiés en phase avec notre époque. L’actualité brulante de la gouvernance pose en effet le problème des élites et de leur formation. L’ENA et l’ISA vont donc mettre en commun leurs acquis pour se transformer en un pôle d’excellence.
Ces deux écoles se voulaient jusque là complémentaires et procuraient à l’Etat marocain une grande partie de la haute fonction publique.
L’ENA, créée en 1948,est la « vieille dame » de l’administration, elle a formé de nombreuses promotions de cadres moyens et supérieurs de l’administration publique. Elle fournissait des cadres de conception, de direction et de gestion dans les secteurs de l’administration générale, de la diplomatie de l’économie et des finances.
L’ISA, née en 1996,avec une autre ambition en accueillant des candidats venus d’horizons divers comme des ingénieurs ou des doctorants pour les former en deux ans à des emplois dans la haute fonction publique.
Après un bilande leurs actions, il est apparu que ces deux écoles qui ont toujours essayé de faire bon ménage avaient en commun le même objectif : pourvoir l’administration en cadres, ce qui a mené nos responsables à revoir la stratégie de la formation notamment dans un contexte de rationalisation des deniers publics.
Qui plus est, il y a aujourd’hui une redistribution des rôles grâce à un Etat qui se modernise avec des impératifs nouveaux, des modes de fonctionnement différents et une exigence croissante en termes de compétences.
La logique de complémentarité a vécu et c’est désormais un partenariat dans le cadre d’une fusion qui prime.
Cette future institution aura une vocation nationale mais aussi régionale car des antennes locales de l’Ensa sont prévues mais cela se fera de manière graduelle pour couvrir à terme le territoire marocain.
La future Ensa s’appuiera aussi sur l’expérience africaine de l’ENA qui a toujours formé des cadres étrangers venus du Maghreb, d’Afrique noire et du Moyen-Orient.
Si les deux instituts de formation ont pu connaître dans le passé des petites querelles de cohabitation liées à leurs attributions et domaine d’exercice, il semblerait que ce temps est loin et que le débat s’est dépassionné dans l’harmonie.
Dans le cadre de la fusion annoncée, il serait question de tout réunir en commun : capitaux, ressources humaines, patrimoine, conventions, parc automobile, murs, bibliothèques…
Le total des moyens alloués aux deux instituts représentait en gros un pourcentage de 2/3 pour l’ISA et de 1/3 pour l’ENA. L’ENA avait ainsi moins de moyens financiers alors qu’elle accueillait plus d’étudiants. La fusion programmée va donc corriger cet écart.
Concernant les enseignants, l’ENA disposant d’un corps professoral permanent tandis que l’ISA fonctionnant avec des vacataires, l’Ensa hériterait de toutes ces compétences dans le cadre d’une mutualisation efficace dont le Maroc a grandement besoin. Cette nouvelle entité va devenir l’opérateur et le partenaire privilégié de la formation de la haute fonction publique. Il y aura probablement une mise à niveau des matières enseignées qu’exige la gouvernance ainsi que de nouvelles méthodes pédagogiques.
L’objectif est de former des fonctionnaires dotés d’une grande efficacité et d’une grande probité à l’aise dans les arcanes de l’administration nationale ou territoriale.
La passion pour la gestion publique et pour l’Etat est essentielle pour le succès de cette future grande institution.
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