Climat: Arrivée des ministres aux négociations de Varsovie
Les négociations internationales sur le climat s'accélèrent mardi à Varsovie avec l'arrivée des ministres, chargés de finaliser un texte qui posera les fondations du grand accord sur les réductions de gaz à effet de serre attendu en 2015 à Paris.
A quatre jours de la clôture officielle de ce round annuel de pourparlers sous l'égide de l'ONU, plusieurs dossiers centraux continuaient de poser problème, notamment celui de l'aide financière promise aux pays du Sud. Cette conférence climat, ouverte le 11 novembre en présence de négociateurs de plus de 190 pays, doit poser les bases de l'accord universel et légalement contraignant sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre (GES) prévu en 2015 à Paris.
Il doit être suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à la période pré-industrielle. Pour l'heure, la trajectoire est de 3,6°C, selon l'Agence internationale de l'énergie. Si aucune grande percée n'est attendue à Varsovie, « nous attendons que les gouvernements soient capables d'adopter une décision qui très clairement permette de progresser sur les étapes, la structure et la logique de cet accord », a déclaré lundi la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres.
Des progrès sur la question de l'aide financière aux pays du Sud pour faire face au changement climatique seront nécessaires pour parvenir à une « décision » au terme de la conférence. « Cette question provoque beaucoup de colère ici », a déclaré à l'AFP Alden Meyer, directeur stratégique de l'ONG américaine, the Union of Concerned Scientists. « Les ministres qui arrivent maintenant vont peut être pouvoir apporter des éléments de compromis et défaire quelques tensions », ajoute-t-il, même si les progrès attendus risquent d'être très modestes.
Les pays industrialisés ont promis en 2009 une aide de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour aider les pays les plus vulnérables à s'adapter au réchauffement, et réduire leurs émissions de GES. Mais les pays du Sud perdent patience, ne voyant toujours rien venir et exigent plus de visibilité, voire des engagements intermédiaires. L'autre question épineuse est celle des « pertes et dommages » subies par ces mêmes pays à cause du réchauffement, quelles que soient les actions entreprises pour s'y adapter.
Ils souhaitent la création d'un « mécanisme » qui aidera les pays du Sud à identifier ces « pertes et dommages », et à y faire face. La création d'un nouvel organe n'est pas du goût des pays du Nord qui préfèrent régler cette question avec les mécanismes existants, le spectre de « réparations » qui leur seraient exigées étant toujours présent.
(Par AFP)
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