Stress hydrique : le Maroc parmi les pays les plus exposés
Le Maroc fait partie des pays les plus exposés à la pénurie d’eau, selon une étude du World Resources Institute. Mais il n’y a pas de fatalité : les Etats peuvent prendre les mesures pour garantir l’approvisionnement des populations.
Durant 3 ans, de nombreux chercheurs du think tank américain le World Resources Institute (WRI) ont étudié la situation hydrique de 100 bassins fluviaux situés dans 181 pays afin d’établir la cartographie mondiale du stress hydrique, appelée Aqueduct.
Il en ressort un indice global, qui correspond au risque de pénurie d’eau que court chaque région du monde. Cet indice est réparti en 5 catégories:
-stress hydrique faible : inférieur à 10%
-stresse hydrique faible à moyen : compris entre 10 et 20%
-stress hydrique relativement élevé : compris entre 20 et 40%
-stress hydrique élevé : compris entre 40 et 80%
-stress hydrique extrêmement élevé : supérieur à 80%
Le premier constat qui ressort de cette carte est que la majorité des régions du pourtour méditerranéen, de même que les pays d’Asie centrale connaissent un stress hydrique extrêmement élevé.
Avec plus de 80 % de stress hydrique, le Maroc figure parmi les 19 pays où le risque d’une pénurie d’eau est le plus élevé, tout comme la Lybie, l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Iran, la Somalie, l’Ouzbékistan…
Cette étude rappelle les prévisions des Nations unies selon lesquelles la population mondiale devrait passer à 8 milliards en l’an 2025. Conséquence : selon le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), entre la moitié et les deux tiers de l'humanité sera victime de la pénurie d’eau en 2025 si aucune grande action gouvernementale n’est mise en place.
Pour autant, les chercheurs du think tank américain précisent qu’un stress hydrique extrêmement élevé n'entraine pas systématiquement une pénurie d’eau, à condition que les pays concernés anticipent ce risque en prenant les mesures appropriés pour garantir à leur population leur approvisionnement en eau.
A ce propos, le WRI cite l'exemple de Singapour, qui, bien qu’elle connaisse un stress hydrique extrêmement élevé, prend les mesures nécessaires afin d’y remédier, et ce «en développant des systèmes de capture d’eau de pluie, de traitement des eaux usées et de dessalement».
Fondé en 1982 et basé à Washington, le World Resources Institute est un think tank spécialisé dans les questions environnementales. Composé d’une centaine de scientifiques, d’économistes et d’analystes politiques, il dit vouloir concilier le développement économique et la protection environnementale. Son projet Aqueduct a reçu un soutien financier de Bloomberg, General Electric et Goldman Sachs.
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