Google : 2e capitalisation boursière mondiale après Apple
Le géant d'internet Google a délogé le groupe pétrolier ExxonMobil de la place de deuxième plus grosse capitalisation boursière au monde, derrière la société informatique Apple.
Google a terminé la séance lundi à la Bourse de New York avec une capitalisation boursière de près de 394 milliards de dollars, dépassant pour la première fois à la clôture celle d'Exxon (388 milliards de dollars). Apple reste en tête avec près de 472 milliards de dollars. Frank Gillett, un analyste du cabinet de recherche Forrester, évoque « une transition symbolique » qui « montre que la société valorise de plus en plus les entreprises basées sur des informations et pas seulement des actifs ».
Exxon, comme les autres groupes pétroliers américains, voit le cours de son action reculer depuis le début de l'année. Elle a encore baissé de 1,17% pour clôturer à 89,52 dollars lundi, portant ses pertes depuis début janvier à 11,5%. Le titre Google est en revanche sur la pente ascendante: il a doublé de valeur depuis mi-juillet 2012 et même triplé depuis le printemps 2009 où la Bourse américaine avait touché son point bas. Même avec un repli de 0,38% à 1.172,93 dollars lundi, l'action évolue actuellement à ses plus hauts niveaux historiques. Le record absolu à la clôture (1.180,97 dollars) remonte au 31 janvier, où Google avait pris 4% au lendemain de l'annonce d'une hausse de 20% de son bénéfice net en 2013, à 12,9 milliards de dollars, pour un chiffre d'affaires de presque 60 milliards.
Une croissance portée par la transition vers le mobile Google est depuis plusieurs années déjà un poids lourd dans la recherche en ligne, où son moteur Google Search est très dominant, ainsi que dans la publicité en ligne dont il s'est adjugé un tiers du marché mondial l'an dernier quand son premier concurrent, le réseau social en ligne Facebook, n'émarge qu'à 5,7%, selon des estimations de la société spécialisée eMarketer. Le groupe californien multiplie toutefois les incursions dans d'autres activités. Certaines peuvent sembler anecdotiques, comme ses prototypes de voitures sans chauffeur ou ses tests pour installer des relais-internet dans des montgolfières. Mais il explore aussi des secteurs d'activités jugés porteurs, comme les technologies « prêtes-à-porter » avec ses lunettes interactives dont il devrait lancer la commercialisation à grande échelle cette année, ou encore les objets connectés avec l'achat annoncé en janvier du fabricant d'alarmes et de thermostats intelligents Nest Labs.
Google profite surtout d'un récent changement d'habitudes des consommateurs, qui utilisent de plus en plus des appareils mobiles comme les smartphones pour se connecter à internet plusieurs fois par jour, depuis des endroits différents. S'il a enregistré un échec dans la fabrication des appareils eux-mêmes (il vient d'annoncer la revente des téléphones de Motorola au groupe chinois Lenovo), Google est devenu incontournable dans les logiciels: son système d'exploitation Android, utilisé par de nombreux fabricants à commencer par le sud-coréen Samsung, fait fonctionner environ les trois quarts des nouveaux smartphones vendus dans le monde. Même s'il n'est pas la seule explication, « le mobile est une grosse part de la croissance de Google », reconnaît Frank Gillett.
Il souligne toutefois que cela profite aussi à une série de grandes entreprises investissant dans des plateformes numériques: outre Apple et Facebook, il cite Amazon, qui se diversifie de plus en plus au-delà de son activité initiale de simple commerçant en ligne, ou encore Microsoft, à travers l'écosystème de sa console de jeux vidéo Xbox. « On va voir toutes ces entreprises créer énormément de valeur », prédit l'analyste.
(Avec AFP)
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