Trois Marocaines parmi les 100 femmes arabes les plus puissantes
Le magazine Arabian business vient de publier son quatrième classement annuel des 100 femmes arabes les plus puissantes. Les Marocaines Maha Laziri, Ismahane Elouafi et Fatima Mernissi y figurent.
La première Marocaine qui figure dans ce classement (17ème place) est Maha Laziri. Elle est la fondatrice de Teach4Morocco, une ONG qui a pour mission d’améliorer l’état du système éducatif au Maroc, particulièrement sur les zones rurales éloignées.
Vient ensuite la sociologue, écrivaine et féministe Fatima Mernissi (42ème place). Auteure d’une douzaine de livres, elle a reçu en 2003 le prix littéraire du Prince des Asturies. La troisième Marocaine est Ismahane Elouaf, qui figure à la 73ème place. Titulaire d'un doctorat en génétique de l'Université de Cordoue, elle est aujourd’hui directrice générale du Centre international d’agriculture biosaline (CIAB) à Dubaï.
Un classement qui fait des oubliées
Les critères de sélection sont l'influence de ces femmes à l'échelle mondiale dans les domaines des médias, la culture, la politique, le business, les sciences, le divertissement ou encore dans la recherche. Mais a postériori, le classement de ce magazine édité à Dubaï privilégie largement les pays du Golfe et le Liban, région plus rémunératrice que le Maghreb sur les marchés de la publicité et du lectorat.
Comme tous les ans depuis la création du classement, Sheikha Lubna Al Qasimi, ministre du Commerce extérieur des E.A.U. arrive en tête du classement. Elle est l’une des représentantes du gouvernement des E.A.U les plus connues, principalement grâce à la notoriété de ses projets novateurs dans les secteurs public et privé.
Elle est suivie de la scénariste et réalisatrice saoudienne Haifa Mansour, première réalisatrice du pays. Wadjda, son film sorti en 2013, est le premier long métrage officiel produit par l’Arabie Saoudite.
En troisième position arrive Reem Hashimy, émiratie, qui a joué un rôle majeur dans succès de la candidature de Dubai pour Expo 2020.
En quatrième position figure Tawakkul Karman, activiste de défense les droits de l’homme. Prix Nobel de la paix en 2011, à 32 ans, elle est l’une des plus jeunes prix Nobel de l’histoire. Quelques semaines plus tôt, la fondatrice du groupe de défense des droits humains Femmes journalistes sans chaînes a été l'une des premières femmes à battre le pavé.
A la 8ème position, la célèbre architecte irako-britannique Zara Hadid, figure incontournable du mouvement déconstructiviste, au passage conceptrice du Grand Théâtre de Rabat. Elle est la première femme à obtenir le prix Pritzker en 2004. En 2008, elle est classée par le magazine Forbes au 69e rang des femmes les plus puissantes du monde.
La militante féministe égyptienne, Nawal El Saadawi, également médecin psychiatre et écrivaine est classée 26ème. En 2007 elle a été officiellement accusée d’apostasie pour sa pièce Dieu démissionne au sommet qui est jugée blasphématoire. En février 2011, elle apporte son soutien aux manifestants de la place Tahrir pour le départ du président Moubarak.
La Tunisienne Souhayr Belhassen, présidente d'honneur de la Fédération de la ligue des droits de l'Homme (FIDH), journaliste et écrivaine, est classée 28ème.
Hiam Abbass, actrice, réalisatrice et scénariste palestinienne est 36ème. Polyglotte et bonne connaisseuse du conflit israelo-palestinien, elle a fait partie en 2012 du jury des longs métrages pour le Festival de Cannes 2012.
La Diva Libanaise Fairuz, considérée encore actuellement comme l'une des plus célèbres chanteuses dans le monde arabe, est 58ème.
A la 75ème place, on retrouve la femme de lettres Algérienne Ahlem Mosteghanemi, connue pour être la femme écrivaine la plus lue dans le monde arabe. Ses romans, souvent iconoclastes, sont largement salués. En 2006, Forbes la désigne comme la romancière arabe ayant le plus de succès, et une des dix femmes les plus influentes dans le monde arabe.
Khadija Benguenna Journaliste Algérienne à Al Jazeera, est 85ème. En 2008, elle a reçu le prix des femmes des médias arabes.
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