Taxe aérienne, c’est le grand cafouillage
Grand cafouillage autour de la taxe aérienne. La taxe n’est pas entrée en vigueur mais elle n’est pas reportée. Des agences l’ont appliquée. En fait, les procédures ne sont pas prêtes, le système n’est pas en place.
Prévue initialement pour le 1er avril, l’entrée en vigueur de la taxe aérienne suscite différents échos. Lahcen Hadad, ministre du Tourisme, le 18 mars dernier avait explicitement déclaré en public, son entrée en vigueur le 1er avril.
Ce 1er avril, contactée le matin par Médias 24, une source autorisée au sein du ministère précise que celle-ci a été reportée à la fin de ce mois, et d’ajouter : «le processus est toujours en cours de validation.» Lahcen Haddad a démenti l’information au cours de l’après-midi. Le ministère vacille entre confirmation et démenti. Pour notre part, nous insistons sur le fait que la source qui a annoncé le report à fin avril est une source autorisée parlant au nom de ministère.
Toujours est-il que, de sources proches du dossier, les départements ministériels du tourisme, des Finances et des Transports planchent sur la procédure à suivre en termes de collecte et de perception. Il est fort probable qu’elle aboutisse en début de semaine prochaine.
Auprès des opérateurs, c’est l’incertitude. «La taxe entre en vigueur ce 1er avril. Mais il est regrettable que la communication et la sensibilisation n’aient pas précédé cette mesure. Encore plus, lorsqu’il s’agit des compagnies de transport siégeant à l’étranger», critique une source autorisée auprès de la Confédération nationale du tourisme.
En effet, aucun communiqué officiel du ministère du Tourisme n’a été adressé aux professionnels, plongés dans le doute. Des questions subsistent. Qu’en est-il des modalités de collecte de la taxe aérienne ? Est-elle applicable à un billet acheté via un site étranger ? Comment les compagnies aériennes joueront-elles leur rôle d’intermédiaires ?
Si certains opérateurs ont appliqué les dispositions de la Loi de finances 2014, comme c’est le cas de certaines agences de voyages à Casablanca, d’autres ont préféré s’abstenir de prélever le montant auprès des consommateurs. Tel est le cas de Royal Air Maroc: «nous n’avons pas appliqué la taxe aérienne sur les billets émis par la compagnie par méconnaissance de la procédure. L’argent que nous aurions récolté n’aurait pas été accepté par le trésorier. Vu qu’il ne dispose pas d’un outil légal ou réglementaire justifiant cette collecte», explique une source autorisée auprès du transporteur aérien national.
Rappelons-le, la taxe, qui est à hauteur de 100 DH pour les billets de classe économique et de 400 DH pour la classe d'affaires et la première classe, concerne tous les vols au départ du Maroc. Les pèlerins en partance vers les Lieux saints y seront également soumis.
Reste à savoir comment les opérateurs ayant émis des billets non taxés traduiront ceci sur le plan fiscal et comptable. Le régime des arriérés sera-t-il appliqué ? A suivre.
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