La réforme de la compensation allège le déficit budgétaire du 1er trimestre
Le déficit du Trésor marocain, soulagé par la forte baisse des dépenses de compensation, est en baisse de plus de 30% par rapport au premier trimestre 2013, selon la Trésorerie générale du Royaume.
Selon la Trésorerie générale du Royaume qui publie le bulletin de statistiques des finances publiques à fin mars 2014, les recettes ordinaires, qui s’établissent à 50,6 milliards de dirhams, sont en hausse de 2,5% par rapport à fin mars 2013. Cette évolution s’explique par :
-La hausse des recettes douanières de 9,5% à 13,6 milliards de dirhams, soutenues par la hausse de 30,2% de la TIC sur les produits énergétiques (3,8 milliards de dirhams) et celle de la TVA à l’import de 4,4% (8 milliards de dirhams) et malgré la diminution des droits de douanes de 1,5%.
-La hausse de la fiscalité domestique (+1,5%) dont les recettes, après un début d’année difficile, s’établissent à 32 milliards de dirhams, soutenue par une hausse de l’impôt sur les sociétés (+11,9%). Il faut souligner ici que ces recettes étaient en baisse de plus de 20% au premier trimestre 2013, par rapport à leur valeur de 2012. Il y a donc un rattrapage, mais les recettes de l’IS restent inférieures de plus de 10% à leur niveau de fin mars 2012. En revanche, les recettes de TVA intérieure sont en baisse de 11,7%.
-Un recul des recettes non fiscales de 19,1%, qui s’élèvent à 2,1 milliards de dirhams, imputable en majeure partie à une baisse des recettes en provenance de BAM
Avec 26,5% des recettes totales, c’est l’IS qui constitue la principale source de recettes du Trésor, devant la TVA (25,7% des recettes totales) et l’IR (17,5% des recettes totales).
Le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires est en nette amélioration par rapport au 1er trimestre 2013, étant passé de 81,3% à 96,1%.
La baisse des dépenses de compensation soutient la baisse des dépenses ordinanires
Le taux d’engagement global des dépenses est supérieur à celui de l’an dernier (38% contre 36%) pour un taux d’émission sur engagements cependant moins important (65% contre 73%).
Les dépenses sur le budget général qui s’établissent à 77,1 milliards de dirhams, sont en baisse de 2,1%, du fait d’une baisse de 14,6% des dépenses de fonctionnement, alors que les dépenses d’investissement sont en hausse de 27,5% et celles des charges de la dette de 26,8%.
Les dépenses de fonctionnement ont été de 47,2 milliards de dirhams. Si les dépenses de personnel sont en hausse de 1,5% et celles de matériel de 13,7%, les dépenses de compensation sont en baisse de 60%, s’établissant à 6,6 milliards de dirhams, contre 16,5 milliards un an avant.
Les dépenses d’investissement sont passées de 12,6 milliards de dirhams à fin mars 2013 à 16,1 milliards de dirhams à fin mars 2014. Leur part dans le budget du Trésor est ainsi passée de 17,2% en 2013 à 23,3% en 2014, alors que la part des dépenses de compensation s’est réduite de 22,4% à 9,6%.
Le déficit budgétaire est en baisse
La hausse des recettes conjuguée à une baisse des dépenses fait apparaître un solde ordinaire qui, s’il est toujours déficitaire, est en nette amélioration par rapport à 2013, avec un déficit de 2 milliards contre 11,4 milliards à fin mars 2013. Malgré la hausse des dépenses d’investissement, le déficit du Trésor est en baisse, à 15,4 milliards de dirhams contre 22,5 milliards un an avant.
Ce déficit a été financé intégralement par des financements intérieurs, principalement par recours au marché des adjudications, le flux des financements extérieurs étant négatifs. L’encours de la dette intérieure, qui s’élève à 430,4 milliards de dirhams, s’est donc accru de 3,9% par rapport à son niveau de fin décembre 2013.
Les effets de la réforme de la compensation engagée depuis septembre 2013 ont donc permis d’alléger le déficit budgétaire.
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