Le “Tcharmil” fait sa première victime du côté des forces de l’ordre: un caïd révoqué
Le caïd de Sidi Bettach a été révoqué des rangs du ministère de l’intérieur dans la matinée du vendredi 25 avril, nous confirme une source autorisée. Il a été exclu après avoir comparu devant un conseil de discipline qui l’a jugé responsable du suicide d’un jeune agriculteur. Ce dernier s’était senti humilié par les actes du caïd.
La campagne de répression contre les adeptes du Tcharmil a coûté son poste à l’agent d’autorité Tarik Hajjar. Ce caïd d’une commune de la province de Benslimane a été démis de ses fonctions pour avoir provoqué indirectement le suicide d’Ahmed Bouhimi de 26 ans dans la nuit du samedi 19 avril dernier.
Selon ses proches, ce dernier a mis fin à ses jours après avoir eu le crâne rasé et avoir été humilié par Tarik Hajjar et par ses agents d’autorité.
Selon une source informée, le caïd avait des antécédents de brutalité car il avait déjà été muté de Témara à Sidi Bettache pour avoir agressé physiquement un syndicaliste. Hormis sa révocation, il risque des poursuites pénales car la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a été saisie d’une enquête par le procureur du Roi.
Pour rappel, à la mi-avril, le caïd de Sidi Bettache accompagné de sa troupe d’agents des Forces auxiliaires a interpelé le jeune homme et a décidé de lui tondre la tête au poste comme un mouton avant de le libérer. Le lendemain matin, Ahmed Bouhimi a été retrouvé pendu, dans l’étable de la ferme.
Dans une conférence de presse, les parents du défunt affirment qu’avant de passer à l’acte, il était dans un état avancé de dépression suite au rasage total de son crâne.
Sa mère dénonce l’amalgame qu’aurait fait le caïd en prenant son fils pour un adepte du «Tcharmil». Elle ajoute que contrairement aux allégations post-suicide colportées par le caïd, son fils ne souffrait d’aucune pathologie mentale et que même si cela avait été le cas, cela ne justifierait en rien ses actes.
Elle assure aussi que le caïd a essayé d’étouffer l’affaire en proposant à sa famille Bouhimi de recruter un de ses enfants dans les Forces Auxiliaires dirigées par son oncle, le général Haddou Hajjar. Ce dernier qui commande la zone nord des Forces auxiliaires a été relevé des ses fonctions pour être mis à la retraite d’office.
à lire aussi
Article : Médicament. Export, AMM, sécurité… ce que prévoit le nouveau projet de loi 27.26
Le Conseil du gouvernement a adopté ce jeudi 23 avril le projet de loi 27.26 modifiant et complétant la loi 17.04. Celle-ci prévoit différentes dispositions, visant principalement l’amélioration de l’accès des citoyens aux médicaments, le renforcement de la sécurité et de la qualité des produits de santé, et le soutien de l’industrie nationale. Détails.
Article : Impôts : la DGI fixe au 1er mai la date limite pour plusieurs déclarations fiscales
À quelques jours de l’échéance, l’administration fiscale appelle les contribuables concernés, notamment ceux relevant de l’IR au réel ou au simplifié, les assujettis à la TVA et les auto-entrepreneurs, à effectuer leurs démarches en ligne via la plateforme “SIMPL”, sous peine de pénalités.
Article : FIFEL : “Le producteur ne vend pas cher, c'est la chaîne de distribution qui pose problème”
Zakariya Hanich, président de la FIFEL, était l'invité du "12/13" de Médias24 depuis le Salon de l'agriculture de Meknès. Face aux nombreuses explications avancées pour justifier la hausse des prix des fruits et légumes, il remet les pendules à l'heure : si le gasoil a un impact, la véritable cause est ailleurs, notamment dans les conditions de production, les maladies des cultures et les dysfonctionnements de la chaîne de distribution.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI cède 0,1% à 19.138 points, volumes dopés par un bloc de 148,5 MDH
Séance du 23 avril 2026 à la Bourse de Casablanca marquée par un léger repli des indices et un volume en hausse, soutenu par une opération de bloc de 148,5 MDH.
Article : Aïd al-Adha. Offre abondante, prix attendus en baisse… Akhannouch presse les éleveurs de mettre les troupeaux sur le marché
Après plusieurs années de sécheresse et une campagne 2025 marquée par l’absence de sacrifice, le marché de Aïd al-Adha aborde 2026 dans une configuration plus favorable. Les professionnels évoquent une offre pouvant largement couvrir la demande et des prix oscillant entre 3.000 et 10.000 DH selon les bêtes.
Article : Climat : à Meknès, les pays africains érigent l’adaptation agricole en priorité stratégique
En marge du SIAM, la conférence de l’Initiative AAA a réuni 13 pays africains, dont 10 ministres, et débouché sur l’adoption de la Déclaration de Meknès. Au cœur des échanges, un besoin de financement estimé à 61 milliards de dollars par an pour répondre aux vulnérabilités croissantes du continent.