Azeddine Hachimi Idrissi rallume sa flamme artistique et expose ses œuvres
Après une éclipse qui a duré plusieurs années, l'artiste peintre Azeddine Hachimi Idrissi rallume sa flamme artistique et expose, pour la première fois, ses œuvres d'art à Casablanca.
Cette première exposition, haut en couleurs, baptisée "Retour aux Sources" offre à voir une vingtaine de tableaux, huile sur toile, de différents formats accrochés aux cimaises du centre culturel Kamal Zebdi.
"J'ai décidé, après ma retraite, de me libérer complètement pour les arts plastiques et de retrouver ainsi mon jardin secret, un monde plein de couleurs, d'abstraction et de géométrie", a souligné l'artiste peintre dans une déclaration à la Map, lors du vernissage de cette exposition, qui a eu lieu, samedi soir, à Casablanca.
"Les sources d'inspiration de mon travail est le patrimoine, les éléments qu'on peut retrouver dans le zellige et les arabesques maroco-andalouses", a-t-il indiqué, rappelant l'art Attastir préfigurateur de l'abstraction plastique.
L'artiste se dit "fasciné" par la géométrie, cette abstraction géométrique adossée à la couleur qui cherche à aboutir à une fusion entre des éléments qui appartiennent à la tradition et des éléments qui relèvent de la modernité.
"La surprise est un élément fondateur pour reconnaitre un tempérament et une démarche artistique personnelle qu'un professionnel en art plastique cherche dans une exposition", a fait savoir, de son côté, le critique d'art Aziz Daki précisant que "cette surprise est là et existe dans le travail de l'artiste Azeddine Hachimi Idrissi.
L'artiste peintre a un monde à lui, un univers qui est le sien, constitué de motifs qui rappellent un peu le patrimoine culturel arabo-andalous, a-t-il mis en avant notant que dans les toiles de Azeddine Hachimi Idrissi, le motif arabesque déclenche l'inspiration chez un public amateur.
"Hachimi restitue d'une façon neuve grâce à son tempérament et cette nouveauté ce tempérament personnel affirmé sans complexe", a-t-il dit affirmant que cette exposition laisse augurer une grande personnalité artistique et un avenir d'artiste certain.
Pour l'artiste peintre, Nawal Sekkat, le motif marocain est mis à l'honneur dans le travail de l'artiste Azeddine Hachimi Idrissi, notant que cette exposition tourne autour de l'art abstrait comme elle représente une composition alliant le vitrail au zellige.
A travers ces toiles, le public ressent une recherche de matière, de composition et de couleur, un retour aux sources ou encore aux traditions, avec un ancrage dans la tradition marocaine et un développement vers des techniques évolutives, a-t-elle expliqué.
Le directeur du centre culturel Kamal Zebdi, Rachid Alaoui, quant à lui, a mis en exergue le travail rigoureux de l'artiste peintre Azeddine Hachimi Idrissi, soulignant que cette expérience enrichissante et exigeante n'est qu'un appel à retourner aux sources, thème de cette exposition.
Azzedine Hachimi Idrissi est né en 1953, après un doctorat en littérature française, il entama en 1984 sa carrière d'enseignant au département de langue et de littérature française à la faculté des lettres et des sciences humaines de Ben Msik à Casablanca.
L'artiste faisait partie du noyau historique de cette faculté, à forte vocation culturelle, qui lança le théâtre universitaire au Maroc, consacré en 1988, par l'organisation du 1er Festival International du Théâtre Universitaire de Casablanca.
Parallèlement à sa carrière d'enseignant, Azeddine Hachimi Idrissi s'engagea en 1989 dans le "management culturel" en dirigeant pendant 5 ans le complexe culturel Moulay Rachid fraîchement construit.
Malgré ses contraintes professionnelles et ses engagements, l'artiste trouvait toujours le temps pour élaborer des esquisses où l'abstraction géométrique prédominait.
Sa vision est l'aboutissement d'expérimentations, prospections et réflexions personnelles qui ont construit chez lui un imaginaire plastique nourri par les principes fascinants des arabesques maroco-andalouses.
Son travail s'inscrit aussi dans la recherche d'une beauté géométrique qui dégage sans conteste une forte émotion visuelle servie en cela par un ample mouvement des couleurs.
Les thèmes de la profondeur, de l'espace galactique, des astres, donnent parfois un prolongement spirituel ou philosophique à certaines de ses toiles, lit-on dans une brochure accompagnant cette exposition.
Le vernissage de cette exposition, qui se poursuivra jusqu'au 13 juillet courant, a eu lieu en présence d'un panel de personnalités du monde de l'art, de la culture et des lettres.
(avec MAP)
à lire aussi
Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.
Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.
Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.
Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.
Article : Comarit : douze ans après la faillite, les biens de feu Abdelali Abdelmoula toujours dans le viseur
Plus de deux ans après le décès du fondateur de la Comarit, le juge-commissaire poursuit les opérations de réalisation de son patrimoine. Depuis mars 2026, plusieurs biens immobiliers situés à Tanger font l'objet de nouvelles expertises en vue de leur vente. Une énième séquence d'une procédure ouverte en 2014 et qui continue de mobiliser des créanciers représentant plusieurs centaines de millions de dirhams.