Sarim Fassi Fihri, un producteur crédible à la tête du CCM
La nomination de Sarim Fassi-Fihri est accueillie favorablement par la profession. En optant pour la production cinématographique, il a fait d’une vocation un métier. Son palmarès en termes de productions est impressionnant. Son implication au profit de la profession remonte à près de vingt ans.
C’est ce vendredi 3 octobre que s’effectuera la passation entre les Noureddine Sail et Sarim Fassi Fihri. Le nouveau DG du Centre cinématographique marocain sera donc opérationnel dès le début de la semaine prochaine. Selon nos informations, il se donnera certes le temps de prendre connaissance des dossiers, mais il a déjà son idée des priorités, parmi lesquelles le nombre et l’état des salles.
Ses premiers pas dans l’image remontent à 1973. Le jeune Sarim a 15 ans et il découvre la photo. Après son baccalauréat, il se dirige vers les études médicales mais découvre sa vocation en 1982, au cours d’un job d’été. Stagiaire sur un film américain, il est fasciné par cet univers et quitte son chemin d’étudiant pour s’engager dans le cinéma.
A 26 ans, en 1984, il créé sa boîte de production. L’année suivante, il produit "La compromission" de Latif Lahlou.
Il s’installe alors dans le métier de producteur et crée sa société MPS (Moroccan Production & Services MPS). Il va alors produire ou co-produire des films très connus: "L’enfance volée" et "Voleur de rêves" de Hakim Noury, "Mektoub" de Nabil Ayouch, "Mémoire en détention" de Jilali Ferhati, "Les anges de Satan" de Ahemed Boulane…
Idem sur le plan international où on le retrouve producteur exécutif d’une quarantaine de films ou téléfilms dont "La nuit sacrée" de Nicolas Klotz, "Astérix et Obélix-mission Cléopâtre" d’Alain Chabat…
Dans les années 90, il lance un programme d’investissements en moyens techniques puis crée Cinedina, son propre complexe de studios situé à proximité de Casablanca.
Sarim Fassi-Fihri fait partie des leaders de la profession au Maroc. Il est non seulement très actif mais initiateur de nombreux événements. Il est président de l’Ampac (Association marocain des professions de l’audiovisuel et du cinéma) et président de la fondation Ismac (Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma). Il est surtout, depuis 1995, président de la Chambre marocaine des producteurs de films (CMPF).
Sous son apparente douceur, c’est un homme de caractère et une personnalité forte. Il sait ce qu’il veut et dans ses multiples activités a su faire reconnaître et défendre la profession.
Avec ses 32 ans de carrière dans la production audiovisuelle et cinématographique, c’est donc un homme crédible et respecté par ses pairs, qui prend les rênes du CCM.
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