USFP. Mohamed El Yazghi désormais favorable aux courants
Le quotidien Al Massae a publié, dans son édition du week-end, un entretien avec Mohamed El Yazghi, l’ancien premier sécrétaire de l'USFP. Il y revient sur ses rapports avec Abderrahmane El Youssoufi, son positionnement vis-à-vis du conflit Zaidi-Lachgar, et l'accusation qui lui est portée, d'avoir fait de l'USFP ce qu'il est aujourd'hui.
"J'étais opposé à la création de courants lorsque j'étais premier secrétaire du parti. Mais ce qui est arrivé lors du dernier congrès a rendu cela nécessaire, pour que puissent coexister la direction du parti et le courant d'Ahmed Zaidi", a déclaré Mohamed El Yazghi, qui dément les rumeurs faisant état d'une proximité avec le courant de M. Zaidi. "Je suis, dans les détails, ce qui se passe au sein du parti" tout en "restant neutre".
M. El Yazghi dit n’être pas intervenu pour régler le conflit, "car on n'a pas fait appel à moi". Il reste sceptique quant à l’intermédiation des sages du parti, rappelant l'intervention de Abdelouahed Radi et de Abdelhadi Khairate, qui n'a pas aboutie.
"Si les ittihadis ne parviennent pas à gérer leurs différends, un grave danger planera sur l'avenir du parti. (...) Je n'ai pas de scénario, mais les conséquences seront désastreuses".
Au journaliste d'Al Massae lui reprochant d'avoir fait du parti ce qu'il est actuellement, M. El Yazghi a répondu qu'il est "fier de ce qu'il a accompli au sein de l'USFP et de l'UNFP".
Il a rappelé le contexte historique dans lequel les deux partis ont vu le jour. Il a, aussi, démenti avoir créé un courant à l'USFP: "je n'ai pas construit de courant, dans le sens circulaire et restreint du terme. Au contraire, je m'y opposais".
Il explique ses divergences avec Abderrahmane El Youssoufi par "un différend méthodologique". Et, au sujet de la ruralisation de l'USFP, M. El Yazghi répond que la politique de l'ouverture qu'il a initiée "avait pour but d'ouvrir le parti aux cadres et aux compétences. (...) A Fès, elle a permis l'adhésion de 97 professeurs d'université, 33 médecins, 30 pharmaciens et plus de 80 cadres des banques et de sociétés de différents secteurs".
M. El Yazghi a estimé que pour les élections communales de 2015, et les législatives de 2016, "les partis devront choisir leurs candidats parmi les éléments intègres et compétents", afin d'éviter que les affaires de corruption ne gangrènent ces élections.
Une alternance inachevée
Mohamed El Yazghi a, également, parlé des négociations pré-alternance.
Il a critiqué la frilosité de Youssoufi, "qui a fait machine arrière", alors que lui-même, M'hammed Boucetta et Mohammed Bensaid Ait Idder étaient parvenus à un accord avec Hassan II, qui aurait permis au Chef du gouvernement de choisir le ministre de la justice, le ministre des affaires étrangères, le secrétaire général du gouvernement et le ministre des Habous et des affaires islamiques.
"Lorsque Youssoufi a été désigné chef du gouvernement, il a abandonné ces acquis. (...) Ce que je reproche à Youssoufi, c'est d'avoir accepté ce que nous avions refusé, ainsi que d'avoir accepté que Driss Basri reste ministre de l'intérieur".
Pour M. El Yazghi, que Hassan II insiste pour que Driss Basri reste "signifie que Hassan II ne nous faisais pas suffisamment confiance".
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.