Maroc-France : La réconciliation passera-t-elle par le rayonnement culturel ?
François Hollande a inauguré l’exposition sur le Maroc contemporain à Paris mardi 13 octobre en présence de la Princesse Lalla Meryem. Il a délivré un message de confiance au Maroc dans un contexte de tensions politiques et de risque terroriste.
L’exposition de l’Institut du monde arabe (IMA)à Paris consacrée au Maroc contemporain a été inaugurée par le Président François Hollande et par la Princesse Lalla Meryem en présence des ministres de la culture marocains et français. L’exposition de l’IMA sera d’ailleurs suivie dans la journée par celle du musée du Louvre célébrant le Maroc à travers un évènement intitulé « le Maroc médiéval ».
Selon Jack Lang, président de l’institut, les visiteurs auront ainsi le loisir d’apprécier « l’une des plus importantes expositions jamais consacrées, en France, à la scène artistique contemporaine d’un pays étranger » (…) « dont toutes les facettes du bouillonnement artistique seront mises à l’honneur ».


Rappelons que depuis « l’Année du Maroc » qui avait eu lieu en 1999 à Paris, aucun événement culturel de cette envergure n’avait eu lieu dans la capitale française pour honorer le royaume.
Hormis la dimension culturelle exceptionnelle de ce rendez-vous, cette manifestation a été l’occasion de rassurer les participants sur l’état des relations grippées entre le Maroc et la France.
Dans son discours, le Président Hollande a tenu à remettre les pendules à l’heure en affirmant que le Maroc est « pays sûr » et qu’il réfute « l’idée fausse qu’il serait dangereux aujourd’hui de visiter le Maroc ou d’y voyager ».
A cet égard, François Hollande a d'ailleurs rappelé que plus de 2 millions de touristes se rendent au royaume chaque année et que 80.000 s’y sont installés.
Il a aussi souligné qu’il faut dépasser tous les différents qui peuvent surgir entre les deux pays, évoquant son souhait d’une relance des relations.
Cette déclaration fait suite à de nombreuses maladresses des autorités françaises qui ont émaillé l’année 2014 et refroidi les relations entre la France et le Maroc.
La dernière en date concerne l’appel à la vigilance lancé par le quai d’Orsay à ses ressortissants désirant se rendre au Maroc qui a été classé dans une liste de 42 pays à risques d’attentat terroriste. Notons que ces consignes faisaient suite aux menaces proférées par des groupes jihadistes de l’armée du Daesh contre les intérêts français à travers le monde.
Cette information, dont la presse française s’était fait l’écho, a entraîné l’annulation de certainsvoyages de touristes français vers le Maroc. Le Quai d’Orsay a dans un deuxième temps rectifié le tir en affirmant qu’il ne déconseillait nullement les voyages vers le Maroc.
Dans une interview à Médi 1 lundi 12 octobre, l’ambassadeur de France au Maroc a rappelé que le Maroc est le seul pays d’Afrique du Nord dont la majeure partie du territoire est classée verte par le Quai d’Orsay.
Charles Fries a déclaré que le Maroc est un pays stable, dans lequel on peut se rendre sans difficultés et qu’il faisait confiance aux autorités marocaines chargées d’assurer la sécurité en appelant ses concitoyens à ne pas céder à la panique.
Concernant le gel des accords judiciaires entre le Maroc et la France consécutif à la convocation par la justice française du patron de la DGST Abdellatif Hammouchi, l’ambassadeur a assuré que son pays espère rétablir aussi vite que possible cette coopération car « les français aiment le Maroc ».
Selon lui, le signe de la reprise est l’inauguration des deux expositions consacrées au Maroc à l’IMA et au Louvre qui sont « un exemple de plus des belles réussites que nous pouvons faire ensemble ».
Malgré cette volonté française de réchauffer les relations bilatérales, le MAE marocain Salaheddine Mezouar s’est livré samedi 11 octobre à une critique féroce de la politique française pendant la réunion de la majorité gouvernementale.
Rappelant que le Maroc avait subi des « coups injustifiés » de la part de la France en citant la convocation d’Abdellatif Hammouchi, il a ajouté pessimiste qu’il s’attendait à d’autres « coups tordus » français dans le cadre d’une stratégie visant à nuire au Maroc.
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