Cartes SIM non-identifiés, dernière ligne droite ?
Le 31 mars 2015, les opérateurs devront mettre fin au service des cartes SIM non identifiées. Les précédentes tentatives de l’ANRT d’assainir le marché avaient échoué.
Casablanca, Place des Nations unies, pas un passant n’est raté par les vendeurs de cartes SIM des trois opérateurs marocains. En fonction de l’opérateur, l’offre à 20 DH couvre à peu près une heure de conversations téléphoniques, une semaine de connexion internet et une centaine de SMS.
A l’achat, ces commerçants n’exigent pas, ou trop rarement, de l’acquéreur une identification et l’élaboration du contrat, dont ils ont des formulaires vierges dans leurs sacs.
Ces démarchages se déroulent dans tout le Royaume. Et pourtant, il y a longtemps que l’ L’Agence nationale de réglementation des télécommunications ANRT a enjoint les opérateurs à identifier les nouveaux entrants dans le réseau.
L’ANRT avait, en effet, lancé plusieurs campagnes pour pousser les opérateurs à assainir le marché des cartes SIM non identifiées. Elle avait, à cet effet, laissé dans un premier temps un délai aux opérateurs, qui allait prendre fin à la mi-2013.
Un phénomène double a vu le jour depuis cette période: les détenteurs de cartes non associées à leur identité recevaient, effectivement, des appels de leur opérateur les invitant à régulariser leur situation en s’adressant à une agence commerciale. D’un autre côté, profitant du délai, les opérateurs ont sur-écoulé sur le marché, via leur force de vente, des stocks substantiels de cartes SIM.
Aujourd’hui, force est de constater que l’identification n’est toujours pas une condition pour commencer à activer un numéro de téléphone.
Selon Widad Jeghalef, chef de la division suivi des licences et audits externes à l’ANRT, le problème émane des vendeurs informels et non des opérateurs qui, assure-t-elle, se sont conformés aux injonctions de l’agence.
“Nous avons réalisé des enquêtes de terrain, nous avons constaté que le problème a été éradiqué au niveau des agences commerciales liées aux opérateurs. Nous avons également observé que dans certains de ventes n’appartenant pas aux opérateurs, on ne demande pas de dossier complet (CIN fournie, mais pas de contrat signé). En revanche, dans l’informel, des cartes SIM continuent d’être vendues”, explique Mme Jeghalef.
Ces points de vente informels préactivent la carte avant de la commercialiser, vu que la réactivation nécessite une prise de contact avec l’opérateur et la fourniture des pièces exigées.
D’après notre interlocuteur, l’ANRT a demandé aux opérateurs, le 1er avril dernier, de ne plus vendre les cartes SIM préactivées. Pour le stock de cartes existant et non-identifié, les opérateurs ont jusqu’au 31 mars prochain, pour les associer à une identité.
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