La droite française demande une coopération sécuritaire avec le Maroc
Claude Guéant, Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua se sont exprimés à tour de rôle pour dénoncer une brouille aux conséquences sécuritaires désastreuses pour la France.
Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy s’est exprimé lors d’une interview réalisée mardi 13 janvier par le Talk-Orange-Le Figaro sur l’incidence de la crise franco-marocaine. Regrettant que cette situation ne manque pas d’impacter négativement la coopération sécuritaire, il s’est lancé dans un plébiscite du Maroc afin de remédier à la franche dégradation des relations depuis 2014.
Interrogé par un journaliste, il a attribué partiellement cette situation au rapprochement politique de la France avec l’Algérie. L’ancien secrétaire général de l’Elysée a surtout expliqué que les autorités françaises avaient commis plusieurs maladresses qui avaient fortement déplu à Rabat.
Il cite la tentative d’interpellation par une escouade de policiers d’Abdellatif Hammouchi, patron des services de renseignements intérieurs en pleine résidence de l’ambassadeur du Maroc à Paris.
Guéant rappelle aussi «l’interpellation de Salaheddine Mezouar ministre des Affaires étrangères » qui avait subi une indélicate fouille au corps par des policiers de l’aéroport de Roissy sis à Paris.
Il rappelle que «le MAE marocain a donné vendredi 9 janvier une interview cinglante» au journal «Jeune Afrique» qui portait sur la responsabilité du gel des relations franco-marocaines.
Le ministre y déclarait notamment que «la France n’est pas engagée avec le Maroc» car elle n’a pas de «volonté politique réelle de faire obstacle aux manipulations anti-marocaines émanant de milieux hostiles (…) Cette absence de détermination (…) au cœur même du pouvoir français portent atteinte à la sérénité de notre relation».
Mezouar a aussi évoqué le néocolonialisme en déclarant que «le temps de la tutelle était désormais révolu».
Guéant s’est désolé que les débriefings post-attentats aient révélé «qu’il y avait sûrement des renseignements disponibles quelque part qui n’ont pas été exploités car ils n’ont peut être même pas été communiqués» par des services étrangers alliés comme de coutume.
Le proche de Sarkozy a conclu que si «traditionnellement, nous avons toujours eu les meilleures relations (…), il faut que nous améliorons les choses avec le Maroc».
Nicolas Sarkozy, nouveau patron de l’UMP a déclaré quant à lui lundi 12 janvier au micro de RTL que «la France se devait de reprendre ses relations avec le Maroc qui soient dignes de ce qu’a été l’histoire entre le Royaume et la France».
Dans une allusion sans équivoque au blocage des relations sécuritaires franco-marocaines, il a rappelé qu' "en matière de terrorisme, une affaire sur deux étudiée l'est à partir d'un renseignement venant d'un service étranger".
A cet effet, l’ancien président de la république a appelé de ses vœux à «engager très rapidement un travail de renforcement de nos liens avec les services de renseignements étrangers».
Le jour même d l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua avait été le premier à dénoncer la dégradation de la collaboration sécuritaire franco-marocaine sur les colonnes du journal «le Figaro».
Avant ses collègues de l’UMP, Pasqua déclarait que la France n’avait d’autre choix que de renforcer ses relations et sa coopération sécuritaire à l’international afin d’éviter d’autres attentats sanglants. Pour illustrer son propos, il avait tout naturellement cité le Maroc qualifié de «principale source internationale de renseignement» en regrettant que les relations se soient distendues avec ce pays pour des raisons inconnues.
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