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Violences dans les écoles, le ministère durcit le ton

Belmokhtar décrète une plus grande fermeté à l'égard de la violence, y compris à l'encontre des élèves.

Violences dans les écoles, le ministère durcit le ton
Amine Belghazi
Le 18 janvier 2015 à 9h50 | Modifié 18 janvier 2015 à 9h50

Une correspondance a été adressée par le ministre de l’Education nationale aux directeurs d’académies, aux différentes délégations et aux directeurs d’établissements scolaires afin de durcir le ton vis-à-vis des auteurs de violences dans le milieu scolaire. Une plateforme est en train d’être mise en place afin de centraliser les informations et les plaintes.

Les formes de violences sont nombreuses, détaille le ministre de l’Education nationale, Rachid Belmokhtar dans sa correspondance. Les violences à l’encontre des élèves sont une atteinte au droit de protection contre les mauvais traitements. Ces agissements entrainent des séquelles tant sur le plan psychologique et comportemental que sur le plan social. De même, les violences pratiquées sur le corps enseignant conduisent à une baisse de leur rendement et de leur motivation, impactant fortement la qualité de l’offre éducationnelle.

Le ministère de l’Education nationale s’est donc fixé pour objectif de se doter des moyens d’intervention adéquats.

«Nous disposons de structures et de centres d’écoute et de veille qui permettent de prendre en charge chaque personne victime de violence au sein de l’école. Malheureusement, actuellement, ces centres ne sont pas disponibles dans tous les établissements,» nous indique la communication du ministère.

Toutefois, un système d’information est en train d’être élaboré. Il permettra de recenser les plaintes en rapport avec des cas violences dans le milieu scolaire, et donner un aperçu sur l’état d'avancement de leur traitement.

A ce jour, les moyens de recours dont disposent les parents d’élèves violentés dépendent de la gravité, de la nature et de la fréquence des violences infligées. «Les parents ou tuteurs qui constatent des cas de violences pratiquées sur leur enfant peuvent déposer une plainte. Suite à cela, nous procédons au niveau du ministère, à la convocation du directeur d’école, et nous désignons, si nécessaire, une commission d’enquête sur le sujet», nous indique notre source.

Concernant les violences pratiquées sur les enseignants, la décision peut être plus nuancée. «Dans le cas où l’auteur de la violence est un élève, et selon le degré de gravité de son acte, la sanction peut aller du blâme ou avertissement, aux mesures disciplinaires telle que le nettoyage des salles de cours ou des tâches d’intérêt général. Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour éviter le renvoi de l’élève, par tous les moyens dont nous disposons, et qui permettent son intégration», ajoute la directrice de communication du ministère de l’Education nationale.

La correspondance insiste sur la mise en place d’une série de mesures administratives et disciplinaires au niveau de chaque école. A ce propos, Rachid Belmokhtar insiste sur la nécessité de rapporter tout acte de violence constaté sur des enseignants ou des étudiants, et d’améliorer la coopération avec les services de sécurité et les autorités locales afin d’éradiquer le phénomène des violences en milieu scolaire. Le ministre invite également les directeurs d’établissements scolaires à se constituer partie civile contre toute personne auteure d’une violence contre un membre du personnel éducatif.

 

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Amine Belghazi
Le 18 janvier 2015 à 9h50

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