El Mounir, une vigie au service de la Lydec
A Casablanca, une brigade d’éclaireurs est chargée de faire remonter toutes les anomalies constatées de visu pour y remédier rapidement.
Depuis fin 2011, la société Lydec a innové en mettant en place une nouvelle fonction salariale dénommée El Mounir. 10 agents ont été recrutés et formés par l’entreprise délégataire pour détecter jour et nuit toutes les anomalies qui concernent son activité sur la voie publique.
Ces « yeux de la Lydec » sont chargés de relever minutieusement tous les incidents des équipements Lydec qui impactent la vie des habitants de la ville de Casablanca. On peut notamment citer :
- Les pannes sur les candélabres et les luminaires,
- Les pannes sur les autres équipements comme les plaques d’assainissement liquide qui sont descellées,
- Les panneaux de signalisation de chantiers Lydec qui sont tombés ou ont été déplacés.
Le cœur de métier de ces éclaireurs des temps modernes est surtout concentré sur le service d’éclairage public. Cette attention particulière pour l’anticipation des incidents est une première au Maroc.
Grâce à leur travail d’observation qui s’effectue jour et nuit, il est désormais possible de remonter rapidement aux services concernés toutes les anomalies constatées de visu sur le terrain.
En fonction de la gravité des cas, les agents El Mounir indiquent à leurs collègues le degré d’urgence des interventions à effectuer. L’anticipation de cette brigade permet de ne plus attendre les signalements de perturbation par les consommateurs ou les riverains concernés pour agir.
Leur mission d’anticipation dans la remontée des anomalies de terrain a permis en trois ans de réduire de 20% les réclamations des clients portants sur un déficit d’éclairage public.
137.000 points lumineux, 4.000 km de réseau d’éclairage public
La Lydec dispose aussi d’un PC qui permet de contrôler à distance toutes les pannes par des moyens informatiques ou par GPS. Les éclaireurs sont la partie humaine du dispositif qui encadre le contrôle des 137.000 points lumineux et des 4.000 km de réseau d’éclairage public du grand Casablanca.
Les interventions de ces observateurs d’un nouveau genre ont également permis d’améliorer considérablement le taux de disponibilité des agents chargés de l’entretien de l’éclairage public. Au lieu d’attendre les réclamations des clients ou des riverains, la Lydec anticipe en envoyant ses agents.
Des milliers de luminaires remplacés chaque année
Les enjeux du travail de ces agents de constatation sont primordiaux car pour la seule année 2013, la société délégataire a procédé au renouvellement de pas moins de 4.000 luminaires. Cette opération a concerné les principales artères de la métropole ainsi que les ruelles à faible éclairement.
La même année, plus que 21,4 km de réseau ont été renouvelés avec la pose de 637 candélabres et 937 luminaires. De plus, le réseau d’éclairage public de la région a été étendu de 10,7 km par la pose de 337 luminaires et 228 candélabres, ce qui a permis de supprimer 12 points noirs d’obscurité.
Avec un investissement prévisionnel de 138 millions de Dhs HT en 2014, l’entreprise s’est fixée comme objectif d’améliorer le niveau d’éclairement sur les secteurs périphériques de la Commune urbaine de Casablanca (pris en charge par Lydec en avril 2013).
Le luxmètre mesure l’intensité d’éclairement
Afin de mesurer le niveau de service de l’éclairage public, Lydec a introduit en 2012 un nouvel outil de pointe permettant de mesurer le niveau d’éclairement de la ville. Ce dispositif utilisé pour la 1e fois au Maroc, fonctionne grâce à un luxmètre embarqué sur un véhicule équipé de balises GPS relié au système d’information géographique (SIG) qui sillonne la ville de nuit pour effectuer les relevés.
Grâce à cet outil, la Lydec a dressé une cartographie permettant d’identifier les zones dont le niveau d’éclairement est inférieur au seuil et celles qui sont dépourvues d’éclairage qu’il faut renforcer.
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