Interview de Abdelhak Al Khayam à Al Ahdath
Longue et interview exclusive du patron du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), Abdelhak Al Khayam au groupe médiatique d’Ahmed Charaï (Al Ahdath Almaghribia, L’Observateur et Med Radio).
C’est une sortie peu commune celle que vient de faire Abdelhak Al Khayam. Dans l’interview qu’on peut lire dans l’édition du vendredi d’Al Ahdath Al Maghribia, Al Khayam souligne que contrairement à l’impression qu’ont certains milieux, la création de la BCIJ n’a pas été dictée par les remarques exprimées par d’autres pays dans la région sur la gestion du Maroc du dossier du terrorisme, mais elle répond à un impératif sécuritaire, celui d’arrêter la menace terroriste. «Le BCIJ vient aussi dans le cadre de l’octroi aux cadres de la DST de la qualité d’officiers de police judiciaire», a-t-il ajouté.
Le patron du «FBI» marocain illustre cet impératif par le climat sécuritaire instable dans la région du Sahel mais aussi dans les pays du Moyen-Orient qui connaissent une affluence de jihadistes marocains. D’un autre côté, il met en exergue les autres volets d’intervention de la BCIJ comme la lutte contre le banditisme transcontinental, trafic de stupéfiants, trafic d'armes et d'explosifs, terrorisme, atteinte à la sûreté de l'État, falsification de la monnaie.
Cette création a aussi permit la BCIJ, qui travaille sous la tutelle de la DST, d’avoir un bras judiciaire «qui permet à ses cadre de rédiger les dossiers juridiques relatif au terrorisme avant de les transférer aux tribunaux».
Tout au long de l’interview, Al Khayam se veut ferme et clair. «Le danger terroriste est une réalité qui menace tout le monde, y compris les personnes qui doutent de nos efforts. Des efforts qui visent la mise en échec des plans terroristes».
Pour lui, cette lutte devient de plus en plus difficile. Et pour cause, les nouveaux modes de recrutement et d’endoctrinement pratiqués par des organisations comme Daech. Ces derniers diffusent les images des crimes effroyables sur internet, ce qui entraîne un autorecrutement de beaucoup de jeunes, analyse ce vétéran de la BNPJ. Afin de prévenir ce genre de choses, il a exposé une partie du mode opératoire utilisé pour observer ce type d’individus.
D’abord, le suivi commence à partir du moment où un individu entre en communication avec des éléments connus de Daech ou AlQaida, qu’il commence ensuite à chercher les méthodes de fabrication d’explosifs, le maniement des armes ou l’entraînement au combat. Al Khayam assure que tout cela n’est pas suffisant pour arrêter l’individu en question. L’intervention ne survient qu’à partir du moment où le danger terroriste devient imminent.
Afin de rassurer les défenseurs des droits de l’homme qui craignent des dépassements par la police, le patron du «FBI» marocain se veut rassurant. Premièrement, parce que tout ce qu’entretient «son administration se fait sous le contrôle de la loi… que le parquet fait des visites régulière aux siège de la BCIJ pour contrôler les dossiers, les méthodes d’arrestations et le suivis». Mieux encore, il assure que chaque citoyen qui juge que la BCIJ a réagi avec lui hors la loi, a le droit de saisir la justice, et que El Khayam est disposé à comparaitre devant un tribunal le cas échéant.
à lire aussi
Article : À Rabat, le Théâtre Royal ouvre ses portes avec une soirée d’exception en présence des princesses et de Brigitte Macron
Le spectacle inaugural a réuni 76 musiciens et 40 choristes autour d’un programme exclusivement porté par des artistes marocains, mêlant Tchaïkovski, Bizet, Verdi, répertoire arabo-andalou et création contemporaine.
Article : Aïd Al-Adha : offre abondante, qualité au rendez-vous… les éleveurs livrent leurs conseils aux consommateurs
Le cheptel marocain montre des signes de reprise. À quelques semaines de l’Aïd Al-Adha, les professionnels assurent que le marché est stable et bien approvisionné, avec près de 33 millions de têtes recensées au niveau national et une offre estimée entre 6 et 7 millions de moutons.
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.