Je veux donner mes organes, voici la marche à suivre
De la famille du donneur qui dit «oui» au médecin, du technicien du laboratoire exécutant les tests à la transplantation. Voici comment fonctionne le processus de don d’organes.
Qui peut donner quoi, jusqu’à quel âge, sous quelles conditions? Le processus de don d’organes n’est pas médiatisé. En attestent les chiffres alarmants avancés par le ministère de la Santé le mois dernier: 20 à 25 greffes seulement sont effectuées annuellement au Maroc. C’est peu, trop peu!
Qui peut donner?
Tout individu peut indiquer son intention de faire un don. Les personnes ayant moins de 18 ans doivent avoir le consentement de leurs parents ou tuteurs. Le prélèvement est possible à tous les âges. Les nouveau-nés ainsi que les personnes âgées sont aussi des donneurs d’organes.
«Le prélèvement d’organes est possible même s’il est vrai qu’au-delà de 60 ans, les organes commencent à vieillir. Disons qu’il n y a pas de limite d’âges pour les prélèvements», nous explique Ramdani Benyounès, néphrologue.
Les personnes de plus de 60 ans, selon M. Benyounès, peuvent être des donneurs d’organes, comme les reins ou le foie, mais c’est rarement le cas pour le cœur. Finalement, ce qui compte c’est l’état de l’organe.
Le prélèvement est également possible pour des donneurs sous traitement médical, ou avec des antécédents médicaux. Les professionnels de la transplantation se chargeront d’évaluer l’état de vos organes afin de voir s’ils conviennent pour un don. Quant aux personnes séropositives, il est impossible, pour le moment, qu’elles fassent un don d’organes, contrairement dans des pays comme l’Allemagne qui l’autorise, à condition que la personne qui en bénéficiera soit également séropositive.
Comment faire un don d’organes?
Tout d’abord, il existe deux types de dons d’organes: La donation de son vivant et la donation après la mort. Pour les deux cas, la première étape consiste à s’inscrire au registre des acceptations ou des refus du don auprès du président du tribunal de première instance le plus proche de votre lieu d’habitation muni de votre carte d’identité nationale.
Vous recevrez un formulaire dans lequel vous indiquerez si vous acceptez que vos organes soient greffés ou pas. Quel que soit votre choix, la loi donne la possibilité de revenir sur votre décision, à condition de faire la déclaration auprès d’un juge.
Pour la donation de son vivant, il est possible de donner un organe quand on est en vie. Le donneur ne doit pas être seulement en bonne santé, mais doit surtout faire partie de la famille du malade: Les parents, les frères et sœurs, l’oncle, la tante, le cousin germain, la cousine germaine, et le conjoint après, au minimum, un an de mariage. Cette condition a pour objectif d’éviter la vente d’organes.
Quant à la donation après la mort, le donneur, hormis le consentement dans le registre des acceptations et des refus, doit informer sa famille et ses proches de sa décision. Et si son nom n’est pas inscrit dans le registre, la famille peut malgré cela donner l’autorisation au médecin de greffer la personne concernée. La décision finale revient à la famille quand le donneur n’a pas indiqué son refus dans le registre.
Si la famille accepte, le médecin vérifie la compatibilité du donneur et du receveur. Les facteurs peuvent inclure le type de sang, l’état immunitaire ou encore la distance géographique entre le donneur et le receveur. Le sexe, l’âge ou le niveau du revenu ne sont jamais pris en compte.
Une fois que le receveur est sélectionné, une équipe chirurgicale se déplace à l’hôpital pour greffer l’organe. Et comme dans toute autre opération, la chirurgie a lieu dans une salle d’opération à environnement stérile. L’organe est alors transporté dans un véhicule spécialement équipé dans des conditions d’hygiènes et de traçabilité de températures.
à lire aussi
Article : Échanges extérieurs : hausse des importations des biens d’équipement de 10,2 MMDH à fin mars 2026 par rapport à 2025
À fin mars 2026, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une hausse des importations de biens d’équipement de 10,2 milliards de DH par rapport à fin mars 2025, tandis que les exportations du secteur automobile ont progressé de 12,1%. Détails.
Article : IDE : les recettes reculent de 13,1% par rapport à fin mars 2025
DATA. À fin mars 2026, les recettes IDE se sont établies à 12,12 MMDH, en baisse de 13,1% par rapport à fin mars 2025.
Article : Mondial 2026 : Youssef Amrani visite les stades où jouera le Maroc
L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a effectué une tournée diplomatique en Géorgie et dans le Massachusetts. Entre préparatifs de la Coupe du monde de football 2026 et renforcement des alliances économiques, cette visite marque une nouvelle étape dans la "diplomatie de proximité" entre Rabat et les grandes métropoles américaines.
Article : Sahara marocain : l’Allemagne réaffirme son soutien à l’initiative d’autonomie et la juge “sérieuse et crédible”
À l’issue du dialogue stratégique Maroc-Allemagne tenu à Rabat, Berlin a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie, jugée "sérieuse et crédible" pour le règlement du dossier du Sahara, estimant qu’une "véritable autonomie sous souveraineté marocaine" constitue l’option la plus réaliste, tout en annonçant son engagement à agir en cohérence sur les plans diplomatique et économique.
Article : Hydrogène vert : l'écart entre ambition et exécution des projets en débat à Fès
À l'Université Euromed de Fès, le cluster marocain de l'hydrogène vert (Green H2) a réuni experts, industriels et académiques autour des enjeux et défis de la filière, avec un focus sur ses deux produits stratégiques que sont le méthanol et l'ammoniac verts.
Article : Recettes voyages : hausse de 23,5% à fin mars 2026
Les recettes voyages ont atteint 31 MMDH à fin mars 2026, en hausse de 23,5% sur un an, selon les données provisoires de l’Office des changes.