La grève de faim de Ali Aarass est “simulée” selon la Direction pénitentiaire
La grève de la faim que le détenu Ali Aarass dit observer "est juste simulée", l'état de santé d'un détenu ne pouvant rester stable ou équilibrée après près de deux mois de grève de la faim, indique la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).
"Les indicateurs essentiels révélés par le diagnostic médical effectué en date du 12/10/2015 par le staff médical de l'établissement pénitentiaire Salé II montrent clairement que la grève qu'il prétend observer est juste simulée", souligne mardi un communiqué de la DGAPR.
"Nul doute que sa prétention d'observer une grève de la faim n'est qu'un procédé pour exercer la pression sur l'administration pour obtenir des privilèges illégaux, d'une part, et d'induire l'opinion publique en erreur de l'autre", explique la même source.
La DGAPR rappelle que le détenu a bénéficié, depuis sa mise en détention jusqu'au 20 octobre courant, d'un suivi médical régulier, dont 116 diagnostics au service médical de l'établissement pénitentiaire, 39 consultations auprès de médecins spécialistes hors prison et de 21 analyses en laboratoire.
La délégation fait observer que ce détenu a droit tout seul à une pièce dotée de toutes conditions sanitaires requises (éclairage, aération et hygiène) pouvant regrouper entre huit et neuf pensionnaires, rappelant que le Parquet général compétent et des représentants du CNDH ont rendu visite au détenu Ali Aarass en date du 10 septembre dernier.
A propos d'une prétendue maltraitance que le détenu aurait subie, la même source relève qu'il s'agit d'une opération d'inspection en date du 29 septembre ayant concerné tous les pensionnaires et les dépendances du pénitencier, conformément aux lois et réglementations en vigueur et dans le respect total de la dignité humaine, notant que la sœur de l'intéressé Farida Aarass lui a rendu visite les 8 et 9 octobre courant et a reconnu les conditions convenables de la visite.
Dans un communiqué publié, le 6 octobre dernier, la DGAPR avait condamné l'exploitation tendancieuse d'enregistrements où le détenu tente d'induire en erreur l'opinion publique sur la dégradation de son état de santé en se donnant victime de torture. Il tentait aussi, sur la délégation, de déprécier les efforts déployés par la celle-ci en vue d'améliorer les conditions de détention des pensionnaires et de préserver leur dignité.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Festival Gnaoua 2026 : le Rwanda, le gospel et le Brésil au cœur des grandes fusions d’Essaouira
Du 25 au 27 juin 2026, la 27e édition du Festival Gnaoua et musiques du monde fera dialoguer les maâlems gnaoua avec l’Intore du Rwanda, le gospel de Harlem, les rythmes brésiliens de Carlinhos Brown et les univers de Richard Bona ou ganavya. Fidèle à son ADN, le rendez-vous d’Essaouira place cette année les patrimoines vivants et les scènes contemporaines au cœur de créations inédites, entre transmission africaine, expérimentation musicale et ouverture sur le monde.
Article : Législatives : 12 millions de non-inscrits sur les listes électorales, le grand défi des élections
À quatre mois du scrutin du 23 septembre, l’Intérieur veut élargir le corps électoral car le nombre d’inscrits sur les listes électorales a fortement baissé. Derrière la révision exceptionnelle des listes, ouverte du 15 mai au 13 juin, se joue une question sensible : un gouvernement issu de législatives peut-il absorber les tensions sociales si sa base électorale reste trop étroite ? Avec 16 millions d’inscrits pour un potentiel estimé à 28 millions de citoyens en âge de voter, Abdelouafi Laftit met les partis face à une responsabilité directe : aller chercher les non-inscrits, jusque dans les territoires les plus éloignés, pour éviter que la prochaine majorité repose sur une légitimité arithmétiquement fragile.
Article : Après le choc Evlox, le textile marocain confronté à l’offensive turque
La fermeture d’Evlox à Settat constitue un coup dur pour l’amont textile marocain, au moment où les opérateurs turcs renforcent leur présence industrielle et commerciale. En consolidant leur chaîne de valeur, ces acteurs gagnent en compétitivité. Pour le Maroc, l’enjeu dépasse la production. Il touche à la capacité de bâtir une souveraineté textile portée par des marques nationales.
Article : BCP. Malgré le repli en bourse, un potentiel de rattrapage encore important
Le titre Banque centrale populaire recule de plus de 16% depuis le début de l’année, dans un secteur bancaire coté lui-même en retrait à la Bourse de Casablanca. Cette baisse contraste avec des résultats 2025 en amélioration et une valorisation qui fait ressortir une décote importante par rapport aux niveaux du secteur.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse ce 12 mai 2026
La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 12 mai 2026 en baisse, avec un MASI en repli de 0,39% à 18.776,54 points. Le volume global des échanges s’est établi à 196,53 MDH, porté principalement par Managem, LabelVie et SMI.
Article : Écoles françaises : sous pression des parents, l’AEFE réduit la hausse des frais
Alors que la hausse annoncée des frais de scolarité dans les établissements français au Maroc avait suscité une vague de contestation parmi les parents d’élèves, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a finalement revu sa position et annoncé une augmentation de 6% pour la rentrée 2026, au lieu des 7% initialement prévus.