Les Marocains “refoulés” par la Serbie et la Macédoine
Alors que l’Europe de l’Est se montre réticente face au plan de la Commission européenne de répartition des réfugiés et que la sécurité se renforce en France suite aux attentats du 13 novembre à Paris, la Croatie, la Slovénie et la Serbie (pays non membre de l’UE) ne laissent plus passer tous les migrants.
L’AFP a confirmé ces informations: plusieurs pays des Balkans filtrent les réfugiés par nationalité. Les immigrés qui ne viennent pas de zones de conflit ne sont pas admis. Des centaines de migrants se retrouvent alors coincés à la frontière gréco-macédonienne.
Mercredi, une représentante du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés a ainsi annoncé que les autorités serbes n’autorisaient l’entrée dans le pays qu’aux ressortissants d’Afghanistan, de Syrie et d’Irak.
La Macédoine (qui ne fait pas partie de l’UE) dresse une liste de pays ne pouvant pas passer, affirme la même responsable. Ces nations comptent le Maroc, le Congo, le Pakistan, le Soudan, le Liberia ou encore le Sri Lanka. La Macédoine dit donc "non" aux réfugiés économiques.
Le ministre serbe chargé des réfugiés a déclaré que son pays appliquait la même politique. Il insiste que la Croatie et la Slovénie adoptent les mêmes règles. Et donc, la Serbie ne veut pas avoir des migrants bloqués sur son territoire.
Les Balkans se renvoient la balle après que la Slovénie a demandé à la Croatie d’accepter le retour de 162 "migrants économiques". Demande refusée.
Environ 4.000 migrants -Syriens, Afghans et Irakiens- ont finalement été autorisés à traverser dans la nuit de jeudi à vendredi la frontière gréco-macédonienne après avoir été bloqués la veille, selon une source policière grecque, au moment où Skopje et Belgrade ont commencé à filtrer le passage vers l'Europe.
Depuis le début de l’année, plus de 800.000 migrants sont arrivés en Europe par la mer puis par les Balkans.
Ces décisions de plusieurs nations des Balkans surviennent alors qu’Amnesty international a affirmé, le 17 novembre, par communiqué que les réfugiés étaient souvent des victimes qui fuient des groupes armés. "Faute de moyens légaux (…), ils empruntent des chemins irréguliers. Cette situation favorise directement le trafic de migrants. Les groupes criminels peuvent tirer profit de cette situation."
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