img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
Redaction

Le PJD peut-il se passer de Benkirane?

En 2016, il achève son second et dernier mandat. 2 options se présentent: soit un amendement des statuts, soit un nouveau secrétaire général.

Le PJD peut-il se passer de Benkirane?
Par
Le 26 novembre 2015 à 16h16 | Modifié 26 novembre 2015 à 16h16

Le PJD réunit son Conseil National au cours du mois de janvier, confirme son président Saâdeddine El Othmani , joint par Al-Majalla 24. Pour le moment, un amendement des statuts n’est pas à l’ordre du jour.

La date du Conseil National (parlement) du PJD sera fixée au cours des prochains jours. Différents cadres du parti, joints par nos soins, ont entamé la préparation de cet important événement.

Le congrès ordinaire doit se réunir en 2016. Les deux précédents, qui s’étaient respectivement tenus en 2012 et 2008, avaient porté Abdelilah Benkirane au secrétariat général. Mais le règlement intérieur du parti interdit un troisième mandat. La seule solution, si on voulait maintenir Benkirane, serait de l'amender.

Le Conseil National a toute latitude d’amender le règlement intérieur, de convoquer un congrès extraordinaire, de fixer la date d’un congrès ordinaire ou de superviser sa préparation. C’est dire qu’il joue un rôle décisif, qui s’ajoute à ses autres missions telles que la politique générale du parti, sa ligne, la participation ou non au gouvernement, le choix des ministres…

Selon les échos qui nous sont parvenus du PJD, la tendance est à reporter le congrès à fin 2016, après les législatives.

Le PJD se trouve devant un dilemme. Benkirane est une bête politique, une turbo-locomotive. La plupart des milieux politiques estiment que c’est à lui que le PJD doit une grande partie de son ascension. L’homme est un tribun, il sait parler aux foules et les électriser, il a su construire une relation de confiance avec un vaste électorat qu’il a fidélisé et qui lui fait confiance.

L’effet Benkirane est tel que chez les jeunes loups du parti, beaucoup imitent inconsciemment son style.

En serait-il de même avec un remplacement? Et qui pourrait être ce remplaçant? Parmi les noms qui circulent, citons Saâdeddine El Othmani, Aziz Rabbah et Mustapha Ramid. Les autres comme Abdelaziz El Omari, attendent leur heure.

Interrogé sur Médi 1 tv, le chef du parti Abdelilah Benkirane a affirmé qu’il ne sera pas candidat et que “dans la culture du parti, ce sont les autres qui proposent votre candidature, pas vous“. Cette déclaration a une seule signification: il ne souhaite pas se retirer et il est prêt à rempiler si on le lui demande.

Le lui demandera-t-on? Toute la question est là.

Benkirane a été happé par la politique. Il aime le jeu politique, le combat, ne se défile pas devant l’adversité. Le défi le revigore. Il fonce. Sa phrase préférée serait “seul contre tous“.

Depuis les élections du 4 septembre, hormis sa sortie télévisée, il se fait très discret et évite les médias. Il n’a pas été ménagé par les polémiques, a été mis en difficulté dans différents dossiers de contestation comme Amendis dans le nord, les étudiants en médecine ou la fausse affaire de la gestion du Fonds rural.

Il y a donc des jours, de plus en plus nombreux, où il est fatigué, passablement déprimé et où il se pose des questions sur l’avenir. Son compagnon de route, son confident, son alter ego, celui à qui il pouvait tout dire, sur lequel il pouvait se décharger de ses émotions, de ses craintes, de ses indignations, celui-là est parti un 7 décembre 2014, il y a presqu’un an.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 26 novembre 2015 à 16h16

à lire aussi

Affaire Agrodep. Peut-on être condamné pour un faux sans en connaître le contenu ? La justice répond
DROIT

Article : Affaire Agrodep. Peut-on être condamné pour un faux sans en connaître le contenu ? La justice répond

Dans le litige opposant Hassan Derham à Pierrick Puech autour d'Agrodep, groupe actif dans la pêche et l’agroalimentaire, un volet pénal portant sur un faux présumé, lié à des flux financiers d’environ 100 millions de dirhams, a conduit un agent communal d’Agadir jusqu’à la Cour de cassation. Au cœur de la décision, une question juridique sensible : dans quelle mesure la responsabilité d’un agent chargé d’une simple légalisation de signature peut-elle être engagée ? Les juges apportent une réponse de principe.

Le Maroc dénonce à l’ONU l“ "instrumentalisation” des détroits et met en garde contre les menaces sur la navigation
Quoi de neuf

Article : Le Maroc dénonce à l’ONU l“ "instrumentalisation” des détroits et met en garde contre les menaces sur la navigation

Réuni le 27 avril 2026 en séance de haut niveau sur la sécurité maritime, le Conseil de sécurité a entendu l’ambassadeur marocain Omar Hilale condamner les attaques visant des navires en mer Rouge, dans le golfe d’Aden et en mer d’Arabie, tout en rappelant que plus de 90 % des échanges commerciaux mondiaux transitent par les routes maritimes.

Coupe du monde 2026. La peur de la blessure, grande plaie de la fin de saison
Football

Article : Coupe du monde 2026. La peur de la blessure, grande plaie de la fin de saison

À moins de deux mois du coup d’envoi du Mondial 2026, l’hécatombe de blessures qui touche plusieurs internationaux inquiète autant les joueurs que les clubs. Une situation qui interroge sur l’implication de certains, dont l’intensité et la gestion de l’effort peuvent crisper. À l’opposé de ceux qui jouent leur place à fond, au risque de se blesser.

Santé : le Coréen Synopex lance ses premières exportations de filtres de dialyse vers le Maroc
Quoi de neuf

Article : Santé : le Coréen Synopex lance ses premières exportations de filtres de dialyse vers le Maroc

Synopex a effectué une première expédition de 12.000 unités de filtres sanguins destinés aux appareils de dialyse, dans le cadre d’un contrat d’approvisionnement de cinq ans conclu avec la société marocaine spécialisée Primedic.

Inclusion financière : Al Barid Bank et Chari lancent un partenariat structurant
BUSINESS

Article : Inclusion financière : Al Barid Bank et Chari lancent un partenariat structurant

L’accord prévoit notamment la distribution de solutions d’acceptation de paiement (TPE, SoftPOS, e-commerce) auprès des commerçants, l’interconnexion des plateformes pour les transactions en ligne, ainsi que l’accès au réseau Barid Cash pour les opérations d’encaissement et de décaissement.

Tourisme. Lecture de la trajectoire d’un secteur devenu clé (2008-2025)
ECONOMIE

Article : Tourisme. Lecture de la trajectoire d’un secteur devenu clé (2008-2025)

Porté par la reprise post-Covid, le tourisme marocain a retrouvé puis dépassé ses niveaux d’avant-crise. Mais une lecture de long terme montre une trajectoire plus contrastée, marquée par le choc de 2008 suivi d’une phase d’expansion modérée, puis un changement d’échelle à partir de 2022.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité