Empreinte culturelle des marques concilie art, culture et marketing
La rencontre sur l’"empreinte culturelle des marques" aura lieu le 11 février 2016. Elle est organisée par la maison d’édition "Langages du sud".
Il rassemblera pour l’occasion, des marques, des artistes et des professionnels.
Créée en 2012 par Patricia Defever-Capferer, qui a travaillé pendant 10 ans au Cherche-midi (célèbre maison d’édition parisienne), Langages du Sud organise son 2e colloque.
Le premier, ayant eu lieu le 23 janvier 2015 sur le thème "Bâtir des marques puissantes aujourd’hui au Maroc" en partenariat avec le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), avait déjà posé le jalon d’un échange aussi important que constructif pour le marketing marocain.
Le prochain promet également. Il sera plus développé et interactif, en projetant le branding vers l’art et la culture marocains., aidé en cela par une poignée de professionnels et d’artistes reconnus dans leur domaine.
Le programme débutera, après la traditionnelle allocution d’ouverture, par la lecture de "Le poète", écrit et lu par le peintre et poète français Jean-Pierre Loubinoux, afin d’introduire intelligemment et artistiquement le thème de cet évènement. L’auteur récitera plus tard dans la journée un autre poème, tout comme ses consoeurs marocaines: Awatef Idrissi, Raihana Bachir, Fatema Chahid, Khadija Ikan et Touria Majdouline.
Avant cela, l’auditoire aura droit à une conférence de Catherine Becker, CEO de Metis, une agence en recherche marketing basée à Shanghai. D’ailleurs, le docteur en philosophie et ethnologie parlera des "jeux de bascule entre art et marques dans la culture chinoise contemporaine", ce qui est forcément intéressant et opportun, constatant combien et comment la Chine a imposé sa culture dans le monde depuis des décennies.
Ensuite, cela sera au tour de Stéphane Borraz, enseignant chercheur à l’EDC de Paris, de mener la discussion vers "les artistes" qui "prennent leurs marques, emplois, contre-emploi, jeux et clins d’œil". C'est un éclairage sur la démarche libre et indépendante d’artistes qui présentent des marques dans leurs œuvres, sous forme de logo, d’emballage ou encore de produits et qui jouent les codes émotionnels et nostalgiques des marques, tout en se les appropriant.
Hicham Lahlou, le designer marocain le plus connu à l’étranger, qui sera d’ailleurs fait chevalier des arts et des lettres en février prochain, dévoilera les clés du succès en matière de marques, culture et design, fort de son expérience de plus de 20 ans dans son métier.
Il a d’ailleurs profité de la conférence annonciatrice de l’évènement pour raconter une anecdote révélatrice, une réponse à la question suivante qu’il avait posée à un Américain: "Pourquoi les Etats-Unis ne possèdent-ils pas de ministère ou de secrétariat général de la culture? Parce que la culture et l’art sont déjà présents dans les marques américaines?"
Quant à Mohamed Amine Kabbaj, le président exécutif de la Biennale de Marrakech, il expliquera comment ce festival, créé en 2004, dont la particularité est d’aborder les problèmes sociaux à travers les arts, est "porteur d’image pour le Maroc".
Enfin, la remise des prix du concours lancé le 17 septembre dernier, qui concerne quatre disciplines (photographie, pop art, musique et arts plastiques) se tiendra également. Trois lauréats seront désignés, le premier recevant 30.000 DH, le deuxième 15.000 DH et le troisième 10.000 DH. Hormis pour le domaine musical, qui verra la récompense de deux prix.
Celui du rappeur, dont le vainqueur bénéficiera de 10.000 DH, ainsi que le financement de deux titres enregistrés, le second recevra 5.000 DH et ne se verra produire qu’un seul titre.
La deuxième distinction couronnera le meilleur groupe, qui obtiendra 15.000 DH en plus de l’enregistrement de 2 chansons, le finaliste récoltant 7.500 DH et le recording d’un single.
La journée se clôturera en beauté, avec un cocktail sous forme de concert live, qui verra la participation des artistes musicaux en course. Les œuvres concourantes seront exposées et mises en vente du 11 au 13 février à la Bibliothèque nationale du Royaume.
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