L’Otan veut renforcer ses liens avec le Maroc
Lors de sa visite dans le royaume les 29 et 30 janvier derniers, le président du comité militaire de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique Nord), le général Petr Pavel, s’est entretenu avec Abdellatif Loudiyi (ministre délégué pour l’administration de la Défense nationale), le général Bouchaid Arroub (chef de la Défense) ainsi qu’avec les chefs d’état-major des trois composantes des FAR (air, terre, mer), apprend-on dans un communiqué de l’Otan, en date du premier février.
Saluant la coopération de longue date de l’Otan et du Maroc, dans le cadre du "dialogue méditerranéen" (lancé en 1994 et contenant, outre le Maroc, l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, la Mauritanie et la Tunisie), le général Pavel a ajouté, prenant en compte l’intérêt sécuritaire national et régional: "Nous allons continuer à renforcer notre collaboration avec le Maroc, pour tirer le meilleur parti des possibilités offertes par le partenariat qui lie ce pays à l’Otan."
Sont repris dans cet axe: "la capacité de la défense et l’initiative de renforcement des programmes de partenariat".
Le président a par ailleurs souligné la participation marocaine aux exercices et opérations de l’Otan comme Active endeavour en Méditerranée, entraînement au cours duquel des "navires de l’Otan effectuent des missions de patrouille en Méditerranée, où ils surveillent le trafic maritime, afin de détecter et de décourager les activités terroristes et d’assurer une protection contre ces activités".
Ces exercices visent entre autres à améliorer les capacités militaires des partenaires de l’Otan, pour que ceux-ci puissent opérer plus facilement avec les forces de l’organisation. Cette "interopérabilité" permet donc aux pays de prendre part aux mises en situation ou d’observer ces dernières.
En octobre et novembre 2015, le Maroc était ainsi observateur lors de l’exercice Trident Juncture, "premier entraînement élaboré dans la perspective d’une rénovation de la capacité d’action rapide de l’Otan".
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