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Attijariwafa Bank: “La qualité des actifs nous importe plus que les parts de marché”

Avec un coût du risque en régression de 26,9% en 2015, Attijariwafa bank mise gros sur sa politique de gestion des risques. Une politique "prudente et proactive", selon le groupe.  

Attijariwafa Bank: “La qualité des actifs nous importe plus que les parts de marché”
Sara El Hanafi
Le 1 mars 2016 à 21h15 | Modifié 11 avril 2021 à 2h37

«Pour nous, la qualité des actifs demeure plus importante que la part de marché», a déclaré Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 1er mars et s’articulant autour des performances financières et opérationnelles du groupe en 2015.

Le patron d’AWB rassure les analystes et le marché sur le taux de contentialité de sa banque en 2015 (5,49%), qui demeure inférieur aux taux de contentialité du secteur dans sa globalité sur la même période (7,47%): «Il faut savoir que lorsque le secteur bancaire était pris dans un gros dossier sur les 5 ou 6 dernières années, Attijariwafa bank avait largement moins de 5% sur celui-ci», note-t-il.

Cette situation de confort, il l'attribue à un effort de redéploiement du portefeuille du groupe, s'inscrivant toujours dans le cadre des politiques anticipatives de la banque. Autre point fort d'AWB, selon M. El Kettani: la spécialisation de ses filiales. «En spécialisant nos filiales, celles-ci développent des politiques et des outils de gestion des risques beaucoup plus pointus, plus puissants et plus sophistiqués», note-t-il.

Le top management du groupe revient sur la contraction du produit net bancaire de celui-ci (-2,3%). Cette régression est due principalement à la baisse de 24,1% enregistrée au niveau du poste «Résultats des activités de marché» à fin décembre 2015.

En effet, la baisse significative des taux obligataires en 2014 avait généré des plus-values importantes dans les portefeuilles de trading du groupe, notamment au niveau de la Banque des marchés de capitaux. «Nous avions annoncé, en 2014, que ce mouvement n’allait pas continuer et que ces performances ne seraient pas récurrentes», note Ismaïl Douiri, DG d’Attijariwafa Bank.

Décélération du crédit: La demande n'est pas la seule à blâmer

Dans un contexte national marqué par une alarmante décélération du crédit, les chiffres d'Attijariwafa bank ont suivi le trend, pour finir avec une légère régression des crédits octroyés (-0,8%). L’essentiel de la contraction vient naturellement de l’activité bancaire au Maroc.

En effet, la branche BMET (Banque au Maroc, en Europe et à Tanger Offshore) du groupe a enregistré une régression des crédits de 5,2%. Le total des crédits de la branche "Services financiers spécialisés" a enregistré une hausse de 5,2% et ceux de la banque de détail internationale, une hausse de 13,7% (en DH). Selon M. Douiri, la croissance enregistrée au niveau de cette dernière branche aurait été supérieure en éliminant l'effet de change négatif enregistré sur l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Centrale.

Rappelant la dernière rencontre entre le Groupement professionnel des banques marocaines, la CGEM et Bank Al Maghrib, se penchant sur la décélération du crédit, le top management d’Attijariwafa bank argue que ce phénomène est lié à d'autres facteurs, outre le ralentissement de la demande des entreprises et des ménages. 

Selon le groupe, parmi les autres facteurs, il y a la baisse des importations en valeur (notamment celles de l’énergie) qui sont en partie financées par crédit bancaire, mais également le désendettement de certains grands groupes, un phénomène principalement dû à la disparition de certains encours relatifs à la suppression des subventions pétrolières notamment.

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Sara El Hanafi
Le 1 mars 2016 à 21h15

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