Les commerçants de sachets en plastique en plein désarroi
La nouvelle loi interdisant les sachets en plastique entre en vigueur le 1er juillet. Dans un marché de Casablanca dédié à ce type de commerce, c'est la panique.
La loi "Zéro Mika" fait face à des vendeurs indignés, qui se disent endettés et perdus, devant un avenir incertain.
Médias 24 est parti à la rencontre de vendeurs de sacs en plastique à Derb Milan, à Casablanca, dans un marché dont l’existence date de plus d’une trentaine d’années. Les témoignages sont marquants et révélateurs du désarroi des commerçants.

Les professionnels de ce secteur sont tous en train de liquider leurs produits invendus. Endettés et ayant émis des chèques de garantie à leurs fournisseurs, ils ne savent plus à quoi s'en tenir.
"Aucun responsable n’est venu nous voir. En mettant en place la loi zéro mika, ils ne nous ont pas pris en compte. Personne n’est venu nous voir pour nous prévenir ni du fondement ni des dispositions à prendre face à cette loi. Nous avons des crédits, des dettes à rembourser et des clients qui doivent nous payer," s’indigne un des vendeurs.
"Qu'allons-nous faire de ces tonnes de plastique? Je ferme mon magasin dans quelques jours. Je suis en phase de liquidation, pour écouler les stocks invendus et j’ai renvoyé trois de mes employés dont un père de famille. Nous n’aurons plus de quoi nous nourrir ni de quoi vivre," proteste un autre commerçant.
Un sit-in a eu lieu ce mardi 28 juin devant le Parlement à Rabat, contre la loi 15-77, relative à l’interdiction de l’utilisation, de la distribution, de la vente, de l'importation et de l’exportation des sacs en plastique, qui entre en vigueur début juillet.

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