Pétition et indignation publique contre l’importation des déchets italiens au Maroc
Une pétition mise en ligne et demandant l’annulation de la décision du ministère délégué à l’Environnement d’autoriser l’incinération de déchets industriels par les cimentiers marocains a recueilli 10.000 signatures en moins de 72 heures.
Adressée à la Primature et au ministère des Affaires étrangères, initiateurs et signataires de la pétition demandent une intervention royale, afin que “le Maroc ne soit pas réduit à un rôle de décharge internationale“.
Citant la proximité de la tenue de la conférence de la COP22 à Marrakech et le lancement de la campagne Zéro mika ce 1er juillet, les auteurs de la pétition pointent les contradictions de la politique environnementale actuelle.
Les Marocains qui font désormais preuve d’une grande conscience écologique, manifestent donc leur indignation.
Dans un communiqué diffusé le vendredi 1er juillet, le ministère délégué chargé de l’Environnement affirme que cette importation est légale, qu’elle se fait sous le contrôle des autorités des pays d’origine et de destination, que l’incinération se fait sous le contrôle des autorités marocaines et qu’il s’agit d’un test visant à promouvoir une filière nationale permettant l’incinération des déchets en vue de limiter leur enfouissement.
Lire aussi : Importations des déchets d’Italie. Les cimentiers s’expliquent
Les cimenteries qui incinèrent les déchets doivent être équipées de filtres spéciaux. Un cimentier contacté par Médias 24 nous a confirmé que le Maroc autorise l’utilisation de certains types de déchets pour la combustion dans les fourneaux des cimenteries. Et qu’en Europe et aux USA, les taux autorisés sont nettement plus élevés qu’au Maroc.
Des déchets industriels et notamment des résidus de pneumatiques sont utilisés par les cimentiers de par le monde pour alimenter leurs fourneaux.
Face également au spectacle quotidien de décharges publiques qui brûlent aux périphéries des villes marocaines, les auteurs de la pétition expriment un souhait de cohérence politique et une méfiance envers un département ministériel qui a très peu de … décharges modernes et homologuées à son actif depuis plus de quatre ans de mandat.
Il en existe très exactement une seule dans tout le Maroc et ses 35 millions d’habitants dont 70% de population urbaine: celle de Fès.
Au cours des derniers jours, un scandale lié au recyclage des déchets dangereux a éclaté en Italie, où les autorités ont découvert que des déchets dangereux étaient écoulés et parfois enfouis sous la fausse étiquette de déchets non dangereux.
Cependant, les pays développés ont tous créé une filière d'incinération des déchets dans les cimenteries, ce qui permet non seulement des économies d'énergie fossile, mais également la valorisation des déchets. Le problème au Maroc consiste dans la vérification des affirmations du ministère: nature réelle des déchets importés, réalité des contrôles effectués, existence de filtres dans les fourneaux...
Contactée par Médias 24, Mme El Haite n'a pas répondu.
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