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Un “mini-sommet“ arabe, sans la très grande majorité de chefs d’Etat

Ouvert lundi 25 juillet à Nouakchott le 27e sommet de la Ligue arabe a tout l’air d’un remake des réunions diplomatiques vaines. Six chefs d’Etat sur 22 sont présents dans la capitale mauritanienne.  

Un “mini-sommet“ arabe, sans la très grande majorité de chefs d’Etat
Jamal Amiar
Le 26 juillet 2016 à 11h40 | Modifié 26 juillet 2016 à 11h40

Prévu pour être organisé en février dernier au Maroc, Rabat avait finalement renoncé "n’estimant pas réunies les conditions d’un succès et redoutant une fausse impression d’unité et de solidarité (…), dans un monde arabe qui traverse une période difficile."

Ce qui était valable en début d’année le reste largement aujourd’hui, avec seuls six chefs d’Etat présents. Annoncé notamment parce que son pays abrite le siège de la Ligue arabe et que le précédent sommet s’était tenu à Charm el Ckeikh, le maréchal égyptien Al Sissi s’est lui aussi abstenu, pour cause "d’agenda intérieur chargé". Ni les souverains marocain ou saoudien ne sont présents.

Mohammed VI, Salman et Al Sissi absents

Représenté par le chef de la diplomatie Salaheddine Mezouar, le Roi Mohammed VI a rappelé que "le plus grand défi du monde arabe est de remporter le combat pour le développement (…), permettant de remédier aux différentes formes de pauvreté et de précarité sévissant dans les pays arabes."

Notamment tenu sous le slogan de "La sécurité dans le monde arabe et la lutte contre le terrorisme", le sommet de Nouakchott a vu le chef du gouvernement égyptien appeler à une "stratégie arabe de lutte contre le terrorisme."

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a dénoncé de son côté "la violence aveugle des terroristes" et "les interventions extérieures, qui alimentent l’instabilité dans le monde arabe", sans préciser s’il avait une pensée pour le Maroc, qui lutte pour asseoir sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. 

Avec Tunis, Le Caire et Alger, Nouakchott fait partie des capitales arabes et africaines qui n’ont pas signé la motion appuyant la réintégration par le Maroc de l’organisation de l’Unité africaine lors du sommet de Kigali de la mi-juillet.

En Egypte en mars 2015, les Etats-membres de la Ligue arabe avaient approuvé la création d’une "force arabe commune". Le projet n’a pas avancé d’un iota depuis. En revanche, là où il y avait 22 Etats arabes début 2011, il y a en a un peu moins dans la pratique cinq ans plus tard: la Syrie, l’Irak, le Yémen ou la Libye ont implosé et continuent de le faire sous différentes formes.

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Jamal Amiar
Le 26 juillet 2016 à 11h40

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