Législatives. Roundup des premiers jours de campagne
Casquette vissée sur la tête, T-shirt ou gilet estampillé du logo du parti, la plupart des patrons politiques, entourés des têtes de listes et de simples militants, sont partis pour des bains de foule, dès samedi 24 septembre.
Même s’il n’a pas été le premier à organiser son meeting, c’est le PJD qui a frappé fort, le week-end dernier, réussissant à réunir plus de 15.000 personnes lors de son meeting inaugural, organisé le 25 septembre à la salle couverte du complexe Moulay Abdellah à Rabat. Une véritable démonstration de force, menée, précisons-le, sur un terrain conquis, sans aucune prise de risque.
Pour marquer les esprits, le parti de la lampe a choisi une grande ville, son électorat étant massivement urbain. Les petites villes et le rural ont été laissés pour plus tard.
Ce samedi donc, Abdelilah Benkirane a su capter l’assistance, à l’aise dans cet exercice où le plus difficile est de tenir en haleine des milliers de personnes pendant une heure ou deux, de leur donner du show.
Un exercice qui n’est pas parfaitement maîtrisé par l’ensemble des leaders politiques. On l’aura remarqué pendant ce week-end, où certains ont ramé pour meubler une quinzaine ou vingtaine de minutes.
Pour l’Istiqlal par exemple, Chabat s’est contenté d’un meeting d’une vingtaine de minutes, devant une assistance d’à peine quelques centaines de personnes, un millier au maximum. Il a privilégié les tournées auprès des commerçants de sa ville de Fès, aux discours marathoniens dont il n’a pas la recette.

A quelques kilomètres, toujours dans la région de Fès, Mohand Laenser a pu réunir, lui aussi quelques centaines de militants et sympathisants. Ce fut dimanche 25 septembre lors d’un meeting de 22 minutes, où il a appelé à voter massivement, que ce soit pour lui ou pour un autre parti.
Le PPS a choisi la ville de Témara pour donner le la à sa campagne. Un meeting y a été tenu samedi. Le mot mââkoul y est revenu comme un leitmotiv. La confiance en soi aussi. Nabil Benabdellah a qualifié le PPS de grand parti, honnête, connu pour tenir parole.

Le lendemain, le SG du PPS a sillonné les rues de Sala Al Jadida, sans aller jusqu’à Salé ville, cette dernière n’étant plus dans le viseur du PPS. En effet, le 23 septembre, le parti a envoyé un communiqué exprimant son étonnement quant au désistement de Mohamed Aouad, tête de liste du PPS à Salé et le retrait de sa candidature, quelques minutes seulement avant la clôture des dépôts de listes".
Mohamed Aouad aurait fait l’objet, selon le même communiqué «de pressions» pour faire machine arrière. Selon des commentaires publiés sur la page facebook du PPS, comme pour certains observateurs politiques, ce retrait répond à des calculs politiques entre PPS et PJD, puisqu’il bénéficie en premier lieu à Abdelilah Benkirane, candidat à Salé Ville.
Quant au PAM, il a lancé sa campagne depuis Essaouira, où Asma Chaabi est tête de liste. "Nous avons pris la décision d’aller vers les gens au lieu de les faire venir chez nous", a-t-il lancé entre deux poignées de main à des sympathisants du parti.

Il s’en est suivi une conférence de presse lundi 26 septembre à Marrakech, en attendant l’organisation de son meeting de mardi 27 septembre, prévu soit à Tanger, soit à Larache.
Le meeting de l’USFP, organisé à Meknès, a été marqué, quant à lui, par l’absence des membres du bureau politique et des têtes d’affiches du parti, comme constaté par nos confrères d’Al Majalla24. La rencontre a du démarrer avec deux heures de retard pour pallier la faible affluence.
Pour ce qui est de la FGD, le porte à porte a démarré dès dimanche. La veille, le coup d’envoi de la campagne a été donné depuis Marrakech par une Nabila Mounib intransigeante sur le côté propre et rationnel dans la distribution des tracts.

Joutes facebookiennes et autres
Avant le coup d’envoi officiel, les hostilités ont été ouvertes. Elles se sont accentuées depuis samedi 24 septembre.
Dans le registre des faits graves relevant du pénal: une agression à l’arme blanche dont a été victime une candidate du PAM dans la circonscription de Fès sud.
Dans le registre insolite: affiches photoshopées – cas d’Abou Hafs candidat sous les couleurs Istiqlal- dans le but de ridiculiser son adversaire, foisonnement de vidéos difficiles à situer dans le temps et dans l’espace, montrant des candidats PAM ou PJD chassés par des habitants d’une région rurale. Photos de sans-abri ou de délinquants portant les t-shirts d’un parti politique ou distribuant ses tracts ou encore des images de couscous au poulet servi aux habitants d’une circonscription périphérique alors que des troupes de musique chaâbi entonnent des chansons dont les paroles ont été réadaptées pour plaire au parti commanditaire du show.
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