“WeCasablanca”: tollé et incompréhesion des habitants. Les responsables s'expliquent
"WeCasablanca", la nouvelle marque territoriale de la capitale économique du Maroc, est vivement critiquée par les internautes marocains qui la détournent ou la tournent en dérision.
La révélation de la nouvelle marque territoriale de la ville de Casablanca a suscité de nombreuses réactions négatives sur la toile. Les internautes marocains se sont déchaînés sur les réseaux sociaux, manifestant leur insatisfaction vis-à-vis du logo accompagnant la marque qui, à leurs avis, ne représente pas dignement la ville de Casablanca: Trop long, illisible et sans véritable impact visuel.
Allant plus loin, certains internautes, doués en infographie et en design, se sont même exercés à livrer d’autres versions du logo. Celles-ci ont été applaudies et partagées par leurs compatriotes du net.
Mohamed Jouahri, directeur général de Casa Events et Animation, une des parties prenantes au chantier de la marque territoriale de Casablanca, répond à cette levée de boucliers.
Il explique que le désormais célèbre «weCasablanca» est plus qu’un logo, et qu'il est plutôt une marque territoriale: "Les internautes se sont amusés à prendre le nom du territoire [en l’occurrence Casablanca, ndlr.] et à jouer avec, alors que le projet s’étend bien au-delà du nom de territoire", confie-t-il à Médias 24.
Il explique: "Il s’agit plutôt de la marque de territoire, et il faut distinguer entre les deux. C’est important pour la marque territoriale de porter une ambition et une promesse, illustrées par le «we» collectif qui, par la même occasion, est phonétiquement homonyme du «oui» positif».
Par ailleurs, les détracteurs du nouveau branding estiment que sa conception a consommé, selon les données dévoilées, beaucoup de temps et surtout beaucoup d’argent. Ils s’indignent également par rapport au choix d’une entité étrangère, en l’occurrence l’agence française MMAP, pour la conception de la nouvelle marque; au lieu d’une agence marocaine qui aurait été mieux placée pour cerner les véritables spécificités et atouts de la ville.
Sur ce point, M. Jouahri tient à préciser: «Ce choix s’est fait après un appel d’offres public dénué de tout parti pris, qui a été remporté non seulement par MMAP, qui dispose d’une expérience avérée en marketing territorial; mais par un consortium dont elle fait partie avec Ernst & Young Casablanca et Ernst & Young Paris».
Il ajoute qu’au vu du résultat de l’appel d’offres, il a été exigé que le logo de la marque soit conçu par un Marocain, ce qui a été bel et bien respecté. Le logo a été donc conçu par un designer marocain se nommant Redouane Chetouan. Il est lauréat de l’Institut national des beaux arts au Maroc, nous apprend M.Jouahri.
Quant au coût de l’opération, notre interlocuteur tient à préciser: "Les 3,6 MDH déboursés représentent le coût global de l’étude relative à la stratégie d’attractivité de la ville de Casablanca. Le coût de la conception de la marque n’en forme qu’une partie infiniment petite".
Il ajoute que cette dépense a été engagée dans le cadre de la mise en œuvre de la convention signée en septembre 2014 devant le Roi Mohammed VI, portant sur la promotion et le marketing territorial de la ville de Casablanca: "Cela traduit une réelle volonté politique de promouvoir celle-ci, car elle a tous les atouts pour être parmi les grandes métropoles du monde".
En outre, M. Jouahri déplore que l’affaire ait pris cette ampleur: "Cela me frustre que les gens se soient attardés sur la marque, sans parler de l’étude globale qui a donné d’autres livrables, ou du portail d’attractivité dont dispose Casablanca aujourd’hui, à l’instar des grandes métropoles mondiales".
Il explique que l’octroi d’une marque à la ville de Casablanca entre dans le cadre d’une stratégie d’attractivité territoriale pour la ville, afin d’accompagner le plan de développement 2015-2020 du grand Casablanca, ainsi que des grands chantiers structurels qui l’accompagnent.
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