img_pub
Rubriques

Grâce à l'explosion du streaming, le site TuneCore part à la conquête du monde

"Vous criez dans votre téléphone, vous nous l'envoyez et vous voyez si ça rapporte de l'argent": TuneCore offre une plate-forme de distribution mondiale, permettant aux musiciens de se passer de maisons de disque et, peut-être, de gagner quelques deniers.

Grâce à l'explosion du streaming, le site TuneCore part à la conquête du monde
Par
Le 28 octobre 2016 à 10h00 | Modifié 28 octobre 2016 à 10h00

La diffusion en flux -streaming- a bouleversé l'industrie musicale à vitesse grand V, mais pour beaucoup d'artistes en herbe, passer par un label semble encore être une étape obligée pour éclore.

C'est là qu'entre en scène TuneCore, site fondé en 2005 à New York et qui permet aux musiciens de distribuer directement leurs créations auprès de plate-formes d'écoute ou de téléchargement comme Spotify, iTunes et autres.

Après l'Australie, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, l'Allemagne et récemment la France, le site compte poursuivre sa rapide expansion internationale dans le sillage de l'explosion de l'écoute à la demande. "Nous finirons par aller en Inde et en Chine", assure à l'AFP Scott Ackerman, patron de TuneCore.

Le site, dont le siège est situé dans le quartier trendy Dumbo à Brooklyn, est sans détour: en échange d'un prix fixe annuel qui commence à 9,99 dollars pour un single, la plate-forme le distribue à travers le monde entier aux sites commerciaux. Tous les revenus générés sont reversés à l'artiste.

Contrairement aux maisons de disques qui, elles, assurent entre autres la promotion de leurs artistes, TuneCore n'a pas de conditions pré-requises autres que des caractéristiques techniques basiques et des spécificités légales, comme le respect de la propriété intellectuelle.

"Nous mettons en ligne presque 100% de ce que nous recevons. Vous pouvez crier dans votre téléphone, nous l'envoyer et vous verrez si ça rapporte de l'argent", plaisante à peine M. Ackerman.

Aretha Franklin, Jay Z, Moby

Selon la plate-forme, ses utilisateurs ont gagné 733 millions de dollars (M$) depuis sa création grâce à 36,5 milliards d'écoutes en flux ou de téléchargements.

Si des artistes en devenir sont sa cible principale, elle est aussi utilisée par des musiciens établis qui n'ont plus besoin du soutien complet des maisons de disques. C'est notamment le cas d'Aretha Franklin, Jay Z ou encore Moby.

Pour M. Ackerman, TuneCore ne fait pas vraiment de la concurrence aux labels qui investissent beaucoup dans des artistes prometteurs et réalisent des productions de haute qualité.

"Nous ne jouons pas dans la même catégorie, nous sommes de petits joueurs", relève-t-il. "Notre activité ne consiste pas à dire à un artiste: Voici une avance de 10 M$ mais on va s'arroger tous vos droits".

"Il y aura toujours des artistes qui veulent ça, donc je pense que les maisons de disques sont tranquilles", poursuit-il.

La plate-forme ne s'occupe pas non plus de commercialiser des albums sur supports "physiques" -ce qui reste par exemple le format privilégié dans les marchés allemand et japonais- mais peut aider à l'enregistrement de CD que les artistes peuvent ensuite vendre eux-mêmes, lors de concerts en particulier.

Les artistes non américains constituent d'ores et déjà environ 30% du catalogue mis à disposition par TuneCore, précise M. Ackerman, soulignant que des implantations locales sont cruciales pour offrir des services en différentes langues et monnaies.

La plate-forme fournit également aux musiciens de sa clientèle des données détaillées au niveau international, ce qui leur permet de voir les pays où ils rencontrent le plus de succès et donc, où ils peuvent essayer de concentrer leurs efforts sur le terrain.

"Nous avons eu des artistes américains avec des fans en Afrique et, par conséquent, ils savent qu'ils doivent aller en Afrique. Ou des artistes français qui vont sur TuneCore et leur musique est jouée au Japon et au Vietnam", indique M. Ackerman. "Ils découvrent que ce n'est pas toujours votre ville natale qui vous soutient".

(Avec AFP)

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 28 octobre 2016 à 10h00

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité