Sebta: une association espagnole dénonce les mauvais traitements subis par les “femmes-mulets”
Plus de 7.000 femmes sont soumises à des humiliations quotidiennes, sont mal traitées, et même harcelées par les forces de l'ordre au poste frontière, selon l'Association pro-droits de l'homme d'Andalousie (APDHA).
Dans un rapport de 113 pages, intitulé "Respect et dignité aux femmes marocaines qui transportent les marchandises à la frontière", publié le 29 novembre sur son site web, l’APDHA dénonce les violences subies par les porteuses de marchandises au poste frontière.
Ces femmes portent entre 60 Kg et 90 Kg de marchandises sur leurs dos pendant de longues heures. Elles sont insultées, harcelées, rabaissées et des fois battues afin de respecter les files et ce pour moins de 10 euros la demi-journée, a expliqué l'association.
En été, ces porteuses attendent souvent très longtemps sous le soleil intense, sans eau portable ni toilettes publiques. "Il est regrettable de voir que la situation ne change pas à travers les années" a déclaré Cristina Fuentes, membre de l'APDHA.
"Environ la moitié des exportations viennent de Sebta sur le dos de ces femmes. Ce commerce illégal rapporte plus de 70% des revenus de la ville, soit plus de 400 millions d’euros", a précisé une étude sur le régime économique et fiscal de la ville, réalisé par l'université Granada.
Pour mettre fin à cette situation, l’APDHA appelle à maximiser le poids des marchandises à 20 Kg, à fermer le passage de Biutz, un poste de frontière à la légalité douteuse, et à ouvrir le passage Tarajal II, ainsi que la mise en place de zones de repos, et des toilettes publiques.
L’association propose également d'améliorer l'infrastructure du poste-frontière de Tarajal, de limiter les abus de pouvoirs des forces de l'ordre, et d'ouvrir un bureau commercial pour fluidifier le trafic.
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