Nouveau gouvernement: c’est l’attentisme
Depuis une dizaine de jours, le tumulte médiatique s’est calmé. Le ping pong entre les différents protagonistes est devenu un murmure. Le Maroc renoue avec un mal qui l’a souvent rongé par le passé: l’attentisme. Sauf extraordinaire, il n'y aura aucune actualité politique nouvelle avant début janvier.
Le Maroc aborde la fin de l’année 2016 sans progrès notable en matière de gouvernement. Les dépenses et les recettes de l’Etat sont assurées grâce à des décrets. Le nouveau Parlement ne s’est pas réuni une seule fois. Le gouvernement gère des affaires courantes et aucun ministre n’a le droit de prendre des décisions qui engagent l’avenir. Certains secteurs comme le tourisme auraient pourtant besoin de décisions urgentes.
La première séquence, celle qui a suivi la nomination de Benkirane et les premiers contacts entre les partis, avait été très violente. Chacun a utilisé ses armes pour affaiblir l’adversaire ou simplement se défendre. Chacun a marqué ses lignes et son territoire.
Les positions des uns et des autres sont aujourd’hui claires, quels que soient les messages qui ont pu être échangés: Benkirane tient à avoir en même temps l’Istiqlal et le RNI dans son gouvernement. Le RNI ne veut pas siéger avec l’Istiqlal. Et sans le RNI, qui a conclu des accords avec d’autres partis (UC, MP et probablement USFP), pas de gouvernement.
On peut invoquer des mains invisibles, mais l’arithmétique est limpide.
Le RNI a maintenu sa position et tout indique qu’il ne cèdera pas. Selon nos sources, non seulement il ne cèdera pas, mais il ne prendra pas l’initiative de renouer le contact.
La balle est clairement dans le camp de Benkirane, pour la simple raison que c’est lui qui a été désigné pour former le gouvernement.
Plus le temps passe, plus l’attente deviendra intenable pour le chef du gouvernement. Il devra soit constituer un gouvernement, soit revenir annoncer son échec, quelle que soit la raison qu’il invoquera.
La clé est donc le sort de l’Istiqlal. Le silence actuel signifie-t-il qu’il y a des discussions en coulisses? Benkirane est un homme d’action, il n’est pas du genre à rester enfermé chez lui à attendre.
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