Tendrara. Les premiers flux de gaz seront commercialisés dès 2019 selon Sound Energy
Les premiers lots de gaz commercialisés en 2019, seront suffisants en termes de flux de trésorerie pour le financement d’autres explorations dans le cadre de la licence de Tendrara, dont la société vient d’acquérir des parts supplémentaires. Sound Energy affiche également des ambitions pour le site de Sidi Mokhtar, près d’Essaouira.
Dans une présentation livrée aux investisseurs, la société britannique Sound Energy a annoncé qu’elle commercialisera les premiers flux de gaz issus du gisement de Tendrara dès le début de 2019.
La société révèle également que sur la période 2017-2018, et suite aux travaux de forage du puits TE-8 prévus en février 2017 et décisifs pour évaluer la taille du gisement, Sound Energy finalisera son plan de développement ainsi que sa demande de concession.
Cette étape se caractérisera par l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction des installations. Elle permettra notamment à Sound Energy de réaliser des travaux sismiques pour avoir de meilleures indications sur les volumes de gaz disponibles, ainsi que de construire le pipeline reliant Tendrara au Gazoduc Maghreb Europe (GME), à 120 kilomètres seulement du site de Tendrara. Le fonds d'investissement marocain OGIF avait exprimé son intérêt pour financer la construction de ce pipeline.
James Parsons, président directeur général de Sound Energy, livre également quelques éléments clés du business model lié à l’exploitation du site: "La logique était de débloquer le taux de production du site. Après, la construction de l’infrastructure nécessaire pour connecter le site au Gazoduc Maghreb Europe nous donnera plusieurs options: soit le gaz peut être exporté justement à travers le GME, soit il pourra être commercialisé au Maroc, chose que nous espérons, car cette option sera en alignement avec la politique énergétique du Maroc".
Dans ce sens, Parsons ajoute que le potentiel gazier du site de Tendrara pourra alimenter une centrale électrique adjacente de 400 MW: "Sound Energy a déjà déverrouillé un potentiel commercial important jusque-là", indique-t-il.
Par ailleurs, Sound Energy estime que les premiers lots de gaz commercialisés en 2019, seront suffisants en termes de flux de trésorerie, non seulement pour le financement d’autres explorations dans le cadre de la licence de Tendrara, mais également pour commencer à rembourser ses différents actionnaires et investisseurs.
"C’est un important plan de développement visant à sécuriser les flux de trésorerie à court terme, qui seront disponibles dès 2019", souligne Parsons.
Il faut dire que jusqu’à présent, le management de Sound Energy est extrêmement confiant, ce qui laisse sous-entendre que le potentiel gazier de Tendrara est non seulement important, mais également assuré: "Tendrara est sur la frontière de l’un des plus grands producteurs de gaz dans le monde, en l’occurrence l’Algérie. Cette production émane d’un réservoir TAGI et de réservoirs paléozoïques, et cette géologie traverse la frontière pour s’étaler jusqu’au Maroc. Il est donc logique que le même gradient de gaz existant en Algérie se trouve au Maroc, chose que nos forages ont confirmé", poursuit Parsons.
Sidi Mokhtar, l’autre prospect
Avec Tendrara dans l’est du Royaume, Sound Energy capitalise également sur le gisement de Sidi Mokhtar, dans le sud-ouest du Maroc, pas loin d’Essaouira.
Le site de Sidi Mokhtar est également situé à 10 km seulement du gisement gazier de Meskala. Au niveau du site en question, deux puits avaient déjà été forés, révélant des indications positives.
"Ces deux puits ont été forés il y a longtemps par d’autres opérateurs, et ils montrent des traces de gaz, chose que nous savons. La question est, en connectant les découvertes des deux puits, quelle serait la taille globale du réservoir, chose que personne avant nous n’a testée", affirme M. Parsons
En 2017, Sound Energy ambitionne de rétablir le forage des puits en question (dénommés Koba-1 et Kamar-1), et de les faire suivre d’un test de puits étendu.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.