PJD. Les successeurs potentiels de Benkirane à la tête du gouvernement
Othmani, Ramid, Yatim et Rabbah ont été cités spontanément par Abdelilah Benkirane lors du meeting du samedi dernier avec la jeunesse rurale réunie à Oualidiya. "Le Roi pouvait désigner l’un des quatre, mais il m’a choisi pour former le gouvernement", a-t-il déclaré. Qui sont-ils? Lequel des quatre a le plus de "chance" de présider aux destinées du nouveau gouvernement?
D’abord une précision, c’est le Roi qui choisira un nouveau Chef du gouvernement parmi les membres du PJD. Ce n’est donc pas ce dernier qui proposera son ou ses candidats.
Portrait express des quatre têtes d’affiche.
Saâdeddine El Othmani. Numéro 2 du PJD, c’est lui qui tient la corde en tant que président du conseil national. Il est respecté aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du parti. Mais il a un rival de taille, Ramid qui est, de notoriété publique, dans les bonnes grâces du palais.
Il connaît les rouages du gouvernement pour avoir occupé, de janvier 2012 à octobre 2013, le poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Mais est-ce suffisant pour accéder au poste du chef de l’Exécutif?
Mustapha Ramid. C’est un poids lourd du parti et l’un de ses plus anciens cadres. Avec sa dernière déclaration: "Je ne suis pas Benarafa", on peut penser qu’il s’est disqualifié à l’avance, qu’il s’oppose clairement à prendre le siège de son ami, Abdelilah Benkirane, à la tête de l’Exécutif mais une volte-face n’est pas à écarter. Lui et Othmani sont les deux plus proches de Benkirane.
L’avocat de 58 ans reste l’un des cadres plus appréciés au sein du parti de la lampe. Il a également été, sur invitation royale, celui qui a accompagné Benkirane le jour de sa désignation à la tête du gouvernement le 10 octobre dernier.
Aziz Rebbah. Autre nom plausible au poste de Chef de gouvernement, l'ex-ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique.
Pour certains, son principal défaut est qu’il n’est pas capable de faire le consensus au sein du parti. Une qualité importante pour succéder à Benkirane dans des conditions pareilles.
Pour d'autres, l'ex-ministre est une personne qui n'exprime pas toujours clairement ses positions. Par ailleurs, s'il n'est pas très loquace, Aziz Rabbah peut s’avérer bon orateur avec un discours parfois captivant.
Avant de devenir ministre, le maire de Kénitra a également été secrétaire général de la jeunesse du PJD. Au sein du parti, il a la réputation d’avoir toujours eu les yeux rivés sur le fauteuil de Benkirane? Cette fois-ci sera-t-elle la bonne?
Mohamed Yatim. Ce membre du secrétariat général est peu connu du grand public. Ex-patron de l’UNTM, bras syndical du PJD, et ancien vice-président de la Chambre des représentants, c’est à lui que le conseil national a confié la préparation du prochain congrès prévu l’été prochain.
Proche également de Benkirane, il a écrit sur sa page facebook avoir félicité le leader du parti pour avoir été déchargé par le Roi de former le nouveau gouvernement. Sera-t-il élu pour lui succéder? Ses chances semblent minimes face à des concurrents redoutables comme Ramid ou Othmani, voire Rabbah.
Rappelons que le Roi s’entretiendra incessamment avec le nouveau Chef du gouvernement choisi au sein du PJD. Le parti de la lampe a accepté la décision du Roi et donnera sa position officielle samedi au terme de la réunion de son conseil national.
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