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Les robots vont-ils vraiment prendre votre boulot?

Les avancées technologiques ont révolutionné le paysage du monde du travail, et les progrès en intelligence artificielle font aujourd'hui craindre une prise de pouvoir par les robots, y compris pour les emplois hautement qualifiés.

Les robots vont-ils vraiment prendre votre boulot?
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Le 28 mars 2017 à 10h20 | Modifié 28 mars 2017 à 10h20

Les exemples ne manquent pas, entre les voitures autonomes qui pourraient mettre les chauffeurs de taxi au chômage, le rôle grandissant des algorithmes dans le journalisme, les robots qui informent les clients dans les centres commerciaux ou les machines qui aident les chirurgiens à repérer tumeurs cancéreuses ou anomalies cardiaques.

Une étude de l'université d'Oxford en 2013 avait conclu que, sur 700 métiers aux Etats-Unis, 47% d'entre eux risquaient d'être automatisés.

Des données corroborées par une étude du cabinet McKinsey: "Près de la moitié" des activités "pourraient être automatisées si l'on adapte les technologies actuelles". McKinsey concluait cependant que seulement 5% des emplois pourraient être "entièrement automatisés".

Mais selon Vivek Wadhwa, entrepreneur technologique et membre de la Carnegie Mellon University dans la Silicon Valley, ces études sont très loin de la réalité.

Hommes "superflus"

"Ces études sous-estiment l'impact des technologies: de 80 à 90% des emplois vont être éliminés dans les 10 à 15 ans à venir", affirme M. Wadhwa, auteur d'un livre à paraître sur le sujet.

"L'intelligence artificielle progresse beaucoup plus vite qu'on ne le pensait. Les assistants personnels Alexa ou Google Home deviennent très intelligents très rapidement. Microsoft et Google ont prouvé que l'intelligence artificielle peut comprendre le langage humain mieux que les humains eux-mêmes", ajoute-t-il.

Les conseillers économiques de Barack Obama l'an dernier notaient que la plupart des emplois rémunérés moins de 20 dollars de l'heure risquaient d'être automatisés. Avec des conséquences sociales inquiétantes.

Yuval Harari, auteur et historien à l'université hébraïque de Jérusalem, met ainsi en garde contre la technologie qui rendra les hommes "superflus".

"Alors que les algorithmes poussent les humains hors du marché du travail, la richesse et le pouvoir pourraient se concentrer entre les mains d'une petite élite propriétaire d'algorithmes tout-puissants, créant une inégalité sociale et politique sans précédent", avance-t-il.

M. Harari se réfère à l'étude d'Oxford, qui classe par secteur les pertes d'emploi dues à l'automatisation: les plus touchés seront les caissiers (97%), les boulangers (89%) ou les serveurs (77%).

A l'inverse, James Bessen, économiste et chercheur à la Boston University, pense que le problème est exagéré, notant que les avancées technologiques mènent généralement à davantage d'emplois, même si la nature du travail change.

"Bouleversements sociaux"

"Les robots peuvent remplacer les humains pour certaines tâches, mais pas pour tout", dit-il à l'AFP, avouant tout de même que l'automatisation "va détruire beaucoup d'emplois peu qualifiés et peu rémunérés".

L'impact reste encore difficile à cerner mais beaucoup s'interrogent déjà sur la manière de gérer les inévitables déplacements dans le monde du travail.

Bill Gates, fondateur de Microsoft, a ainsi prôné une "taxe sur les robots", une idée notamment mise en avant par Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle française.

Mais cette solution pourrait être contre-productive selon M. Bessen: "Si vous taxez les robots vous allez ralentir les effets positifs du processus".

D'autres aimeraient un "revenu de base universel" pour compenser les pertes d'emplois, une mesure qui figure également dans le programme du candidat socialiste français.

Cependant, pour Vivek Wadhwa, les problèmes sont plus profonds et des solutions plus créatives vont devoir être trouvées: "Un revenu de base ne résoudra pas les problèmes sociaux des pertes d'emplois parce que l'identité des gens tourne autour de leur travail. Même si nous avons assez de nourriture et d'énergie, on va devoir gérer les bouleversements sociaux qui se profilent. Il faut une discussion plus large".

"C'est très possible qu'on arrive à relever ce défi", reprend James Bessen. "Mais on a vu ces 20 dernières années que les choses ne vont pas dans la bonne direction".

(Avec AFP)

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Le 28 mars 2017 à 10h20

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