Mondialisation, émissions: les règles du jeu de l'automobile ébranlées
Avec la possible remise en cause d'accords de libre-échange et de règles de lutte contre les émissions polluantes, l'industrie automobile, secteur mondialisé par excellence, vit une période d'incertitude.
Les dirigeants des plus grandes entreprises automobiles se retrouvent mercredi 19 et jeudi 20 avril au salon de Shanghai, vitrine d'un marché chinois passé en un quart de siècle du néant à 24,38 millions d'unités, soit de loin le premier débouché mondial.
Le deuxième grand marché, les Etats-Unis, a connu une année 2016 record à 17,55 millions, tandis que le troisième, l'Europe, a fini à 14,64 millions, presque au niveau d'avant la crise de 2008-2013. La plupart des constructeurs et équipementiers affichent de juteux bénéfices.
Mais au-delà d'un possible retournement de cycle dans ces deux zones dites "matures", des piliers de cette prospérité sont-ils en train de se lézarder?
Les hérauts du "Brexit" ayant convaincu les Britanniques en juin 2016, la campagne électorale de Donald Trump et les candidats "anti-système" bien placés en vue du premier tour de l'élection présidentielle française dimanche ont joué sur l'hostilité à une mondialisation synonyme pour eux de délocalisations et de désindustrialisation.
Or, c'est en profitant du libre-échange et en réorientant leur production vers des zones à plus bas coût (Mexique, Maroc, Europe de l'Est...) que les industriels ont rétabli leurs marges. Le mouvement est encore plus sensible pour les équipementiers, dont les pièces représentent jusqu'à 80% de la valeur ajoutée des autos.
Que M. Trump mette à exécution sa menace de taxes sur les importations et que se confirme un scénario de "Brexit dur" avec rétablissement des barrières douanières, et les cartes seraient rebattues.
"L'incertitude politique plus importante et l'évolution des mouvements du commerce international pourraient faire peser davantage de risques sur les constructeurs, les fournisseurs et ceux qui ont des intérêts dans le secteur", a prévenu la semaine dernière Mike Wall, expert automobile de la firme IHS Markit, en marge du salon de New York.
(Avec AFP)
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