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ECONOMIE

Comment le FMI voit l'année 2017 au Maroc

D’un montant de 3,6 MM$, la ligne de précaution et de liquidité fait l’objet d’un suivi du FMI, qui vient d'émettre des recommandations à suivre par le Maroc dans le cadre de l'accord. Les détails. 

Comment le FMI voit l'année 2017 au Maroc
S.E.H.
Le 8 juin 2017 à 14h06 | Modifié 11 avril 2021 à 2h41

Le FMI vient de publier le rapport de son premier examen réalisé dans le cadre de la Ligne de Précaution et de Liquidité (LPL) accordée au Maroc, pour un montant de 3,6 MM$. Une publication "qui a pris du retard suite à une transition politique prolongée", avec le retard de la formation du nouveau gouvernement.

L’institution de Christine Lagarde y réitère que le Maroc continue de jouir des critères de la qualification à la LPL, et ce suite à l’évaluation généralement positive des politiques marocaines, émise par le Conseil exécutif du FMI, mais également "compte tenu de l’engagement ferme du nouveau gouvernement à adopter des politiques et des réformes solides convenues en vertu de l’accord de la LPL", peut-on lire sur le rapport. Le Maroc a décidé de maintenir l'accord, et de le traiter comme arrangement préventif.

Le FMI avance que les fondements économiques et le cadre politiques du Maroc sont solides, que le pays est en train d’implémenter (et a un bilan de mise en œuvre) de politiques solides, et qu’il "demeure déterminé à maintenir ces politiques à l’avenir".

Il a décidé, pour sa part, de maintenir l'accord de la LPL malgré le fait que certains indicateurs économiques de 2016 n'ont pas atteint le niveau prévu. C'est le cas des réserves de changes qui, à fin mars 2017, n'ont pas évolué selon ce qui était escompté par le FMI, et ce à cause du creusement du déficit du compte courant.

En effet, ce déficit a atteint 4,4% du PIB à fin 2016, contre une prévision de 2,9%, à cause de l’impact de l’accélération des importations des biens d’équipements et des denrées alimentaires, combinée à un cours de phosphates en baisse.

Le FMI prévoit toutefois que le déficit du compte courant régressera en 2017 pour atteindre 3,3% du PIB, puis se stabiliser dans un intervalle de 1,5% jusqu’à 2% du PIB à moyen terme.

Les flux d’IDE resteront robustes selon les prévisions du Fonds, et contribueront à hisser les réserves internationales nettes à moyen terme, à près de 8 mois d'importations, soit 119% de l’ARA metric standard et 157% de l’ARA ajusté.

Par ailleurs, le FMI rapporte que le nouveau gouvernement a confirmé son engagement à reprendre l’ajustement budgétaire et atteindre les principaux objectifs du programme, y compris ramener la dette publique à environ 60% du PIB d’ici 2020.

Quant au déficit budgétaire, et bien que celui-ci ait été supérieur à celui prévu à la fin de 2016 (4,1% contre 3,5%), les données pour le premier trimestre de 2017 montrent que la performance fiscale s’améliore, entraînant ainsi un déficit budgétaire inférieur à la cible du programme de fin mars.

Les données préliminaires montrent une augmentation des recettes fiscales de 9% en glissement annuel, ainsi que des recettes de subventions beaucoup plus faibles que prévu.

En outre, et conformément aux projections, le déficit budgétaire devra régresser à 3,5% du PIB en 2017, et de se stabiliser à 2,1% de PIB sur le moyen terme.

À cet effet, le FMI recommande d’accélérer les réformes fiscales annoncées et discutées dans le cadre des assises de la fiscalité de 2013, y compris des mesures visant à stimuler les recettes de la TVA et à réduire les exonérations fiscales, notamment dans le secteur agricole.

Ceci étant, l'institution affirme que les perspectives annoncées demeurent sujettes à des risques élevés, comme la reprise fragile dans la zone euro et les risques géopolitiques dans la région, qui pourraient influencer les exportations, le tourisme, et les flux d’IDE, entre autres.

Du côté domestique, la réduction du chômage, une croissance plus élevée et plus inclusive ainsi que l’amélioration de la qualité de l’éducation demeurent des défis majeurs. Le FMI signale en outre que les autorités doivent renforcer le rôle du Conseil de la concurrence, et progresser dans l’implémentation de la stratégie nationale contre la corruption.

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S.E.H.
Le 8 juin 2017 à 14h06

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