Les lignes TGV, loin d'être toutes rentables en France
La SNCF va perdre 90 millions d'euros sur les seuls six premiers mois d'exploitation de la nouvelle ligne TGV entre Paris et Bordeaux, un montant particulièrement élevé, mais d'autres lignes grande vitesse sont loin d'être rentables.
"Globalement, le TGV ne perd pas d'argent. Il n'en gagne pas assez, mais il n'en perd pas", a expliqué à l'AFP Antoine de Rocquigny, directeur finances, stratégie et juridique de Voyages SNCF.
Deux tiers des dessertes TGV sont déficitaires. Loin des rentables Paris-Lyon, première LGV mise en service en 1981, Lille-Lyon, ou encore Paris-Metz-Luxembourg, les Strasbourg-Nantes, Paris-Reims, ou Paris-Côte d'Azur, entre autres, perdent de l'argent.
Première raison à cela, le montant des péages payés par les opérateurs ferroviaires au gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau pour faire circuler leurs trains. Ils coûtent chaque année 2 milliards d'euros à SNCF Mobilité, l'entité du groupe chargée de faire rouler les trains.
Les péages couvrent le coût de passage du train et leur niveau dépendent des horaires, des lignes et des activités, détaille SNCF Réseau.
Ainsi ils sont moitié plus cher en heure de pointe qu'en heure normale, tandis que les lignes "les plus demandées font l'objet de tarifs plus élevés (...) pour favoriser une bonne répartition des circulations sur le réseau".
Enfin, les péages varient selon les activités "afin de soutenir les marchés moins rentables" comme les TGV province-province et le fret.
"On estime qu'au cours des dix prochaines années, les péages vont augmenter de 4,5% par an, ce qui est beaucoup. Cela fait six ans que le problème est posé sur la table" et SNCF Mobilités discute avec l'Etat, souligne Antoine de Rocquigny.
Ainsi, l'opérateur public a diminué ses coûts, hors péages, de 2,7% par an depuis 4 ans.
"On passe tout au peigne fin pour essayer de compenser la dynamique des péages. (...) Si on maîtrise nos coûts, si le trafic et les recettes augmentent, l'équation économique devient moins difficile, néanmoins ça ne suffit pas à rendre 100% des dessertes bénéficiaires", ajoute-t-il.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Échanges extérieurs : hausse des importations des biens d’équipement de 10,2 MMDH à fin mars 2026 par rapport à 2025
À fin mars 2026, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une hausse des importations de biens d’équipement de 10,2 milliards de DH par rapport à fin mars 2025, tandis que les exportations du secteur automobile ont progressé de 12,1%. Détails.
Article : IDE : les recettes reculent de 13,1% par rapport à fin mars 2025
DATA. À fin mars 2026, les recettes IDE se sont établies à 12,12 MMDH, en baisse de 13,1% par rapport à fin mars 2025.
Article : Mondial 2026 : Youssef Amrani visite les stades où jouera le Maroc
L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a effectué une tournée diplomatique en Géorgie et dans le Massachusetts. Entre préparatifs de la Coupe du monde de football 2026 et renforcement des alliances économiques, cette visite marque une nouvelle étape dans la "diplomatie de proximité" entre Rabat et les grandes métropoles américaines.
Article : Sahara marocain : l’Allemagne réaffirme son soutien à l’initiative d’autonomie et la juge “sérieuse et crédible”
À l’issue du dialogue stratégique Maroc-Allemagne tenu à Rabat, Berlin a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie, jugée "sérieuse et crédible" pour le règlement du dossier du Sahara, estimant qu’une "véritable autonomie sous souveraineté marocaine" constitue l’option la plus réaliste, tout en annonçant son engagement à agir en cohérence sur les plans diplomatique et économique.
Article : Hydrogène vert : l'écart entre ambition et exécution des projets en débat à Fès
À l'Université Euromed de Fès, le cluster marocain de l'hydrogène vert (Green H2) a réuni experts, industriels et académiques autour des enjeux et défis de la filière, avec un focus sur ses deux produits stratégiques que sont le méthanol et l'ammoniac verts.
Article : Recettes voyages : hausse de 23,5% à fin mars 2026
Les recettes voyages ont atteint 31 MMDH à fin mars 2026, en hausse de 23,5% sur un an, selon les données provisoires de l’Office des changes.