Cité industrielle Tanger Tech: la région TTAH organise une visite guidée
Ce mercredi 19 juillet, le conseil régional TTAH (Tanger Tétouan Al Hoceima) organise une visite guidée des lieux et reçoit différents acteurs régionaux et nationaux, ainsi que des journalistes.
Tous les partenaires du projet de la cité Mohammed VI “Tanger Tech“ sont sur le qui-vive. Les articles publiés par Le Desk (ici et ici) ainsi que la proximité de la Fête du Trône et les audits lancés sur différents projets signés devant le Roi, les placent dans une position défensive.
Lundi 17 juillet, le chef du gouvernement a tenu une réunion de suivi du projet.
Jeudi 27 juillet, Othmane Benjelloun, président du groupe BMCE, recevra également la presse avec pour objectif de montrer que “le projet avance selon les plannings“.
Ce mercredi en milieu de journée, une visite des lieux à Aïn Dalia est programmée, avec la participation de Moulay Hafid Elalamy, Mohamed Boussaid, Othmane Benjelloun, Ilyas El Omari et le wali de la région TTAH.
Le premier article du Desk évoque une menace de “fiasco“ pour ce projet auquel le nom du Roi a été donné.
A ce stade, il est impossible de savoir si le projet se fera tel qu’il est planifié ou pas. Le paramètre essentiel échappe totalement à la volonté des partenaires marocains (BMCE, TTAH, ministère de l’industrie) ou chinois (groupe Haite). Le stade actuel est celui d’un démarrage et des premiers aménagements.
Le projet a été lancé sous la présidence du Roi Mohammed VI le 20 mars 2017 à Tanger.
Selon nos sources, les principaux intervenants marocains sont la BMCE qui a été à la source du projet, le ministère de l’Industrie dont l’implication est indispensable et qui a joué un rôle majeur dans les négociations, notamment pour bien préserver les intérêts marocains. Et enfin la région TTAH à travers son président Ilyas El Omari.
Le projet consiste à construire un pôle économique capable de générer 100.000 emplois, dont un minimum de 90.000 emplois bénéficieront aux habitants de la région. Cette clause a été introduite pour éviter l’arrivée massive de main-d’œuvre chinoise qui occuperait l’essentiel des postes créés.
Etant donné que 90% des emplois doivent être occupés par des Marocains, la composante résidentielle n’est pas indispensable. Il est toutefois probable qu’elle soit un facteur de rentabilité pour le groupe Haite.
Sur le plan industriel, le projet implique l'installation de 200 compagnies chinoises opérant dans la fabrication automobile, l'industrie aéronautique, les pièces de rechange d'aviation, l'information électronique, les textiles, la fabrication de machines et d'autres industries.
Après 10 ans, l'investissement total des entreprises dans la zone atteindra 10 milliards de dollars.
LIRE EGALEMENT:
TANGER TECH: VOICI LES DIX SECTEURS D'ACTIVITE CONCERNES
Ce n’est pas Haite qui investira. Haite aura pour rôle, dans des parcs industriels spécialement créés, de faire venir des compagnies chinoises dans les secteurs indiqués ci-dessus. En aura-t-il la capacité de persuasion? Le projet sera-t-il suffisamment séduisant? Il est trop tôt pour le dire. Mais selon des sources sûres marocaines qui ont traité le dossier à différentes étapes, ce groupe est considéré comme crédible, même s’il est de petite taille.
Le choix de Tanger pour ce projet est dû à la position géographique centrale de la région, à la croisée des continents, à seulement 15 kilomètres de l’Europe et avec une infrastructure bien développée, notamment le port Tanger Med et les installations associées.
La Cité Mohammed VI Tanger Tech sera développée sur 2.000 hectares. Selon le plan préliminaire, la construction sera étendue sur une période de 10 ans visant à créer une nouvelle ville intelligente internationale, intégrant l’écologie, l’habitabilité, l’industrie, la vitalité et l’innovation, avec un investissement total établi à 10 milliards de dollars.
Selon des sources de la région contactées par Médias24, “le projet démarrera sur 500 hectares avant de s’étendre au fur et à mesure des besoins“. Il est attendu que les investissements soient importants avec un minimum d’un milliard de dollars pour les deux premières années.
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