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Ce que Trump peut encore faire pour réussir en 2017... et en 2020

Ce que Trump peut encore faire pour réussir en 2017... et en 2020
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Le 20 juillet 2017 à 11h00 | Modifié 20 juillet 2017 à 11h00

Il y a six mois exactement jeudi 20 janvier, Donald Trump accédait au pouvoir. Les élus de son camp espèrent tourner la page d'un début de mandat relativement infructueux et sauver leur majorité en votant dans les six prochains mois une énorme baisse d'impôts.

Depuis le 20 janvier, le président a promulgué 14 abrogations de réglementations de l'ère Obama, notamment dans le domaine environnemental, et il a réussi à faire confirmer par le Sénat un juge conservateur à la Cour suprême, Neil Gorsuch. Il a aussi signé quantité de décrets, usant à plein de ses pouvoirs exécutifs.

"Ce que nous avons fait durant cette courte période, et ce que nous allons faire dans les six prochains mois, sera incroyable", a dit le milliardaire.

Mais aucune grande loi n'est inscrite à son bilan. Ainsi l'abrogation de la loi sur l'assurance maladie de Barack Obama, tant promise, bute sur une scission de la majorité républicaine. Malgré les pressions du président, les parlementaires sont impatients de passer à autre chose.

"Il me semble que la législature dure deux ans", a fait valoir Mitch McConnell, chef républicain du Sénat. Il n'entend pas s'enliser au-delà de la pause estivale dans ce dossier miné: "Nous allons nous attaquer à la réforme de la fiscalité et aux infrastructures. Il reste beaucoup à faire".

"La réforme des aides sociales et de la fiscalité sont les deux grands chantiers restants pour finir l'année, ainsi que les infrastructures", a annoncé Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants. "On avance à grands pas, même si l'Amérique, quand elle allume sa télé, n'entend parler que de la Russie (...) ou des tweets de Trump".

Réussir 2017... 

Sur la fiscalité, Donald Trump a proposé en avril - peu avant l'échéance des 100 jours - une baisse d'impôts historique. Il veut réduire l'impôt sur les sociétés de 35 à 15%, un taux qui fait l'objet de discussions.

Mais la tâche est herculéenne par sa complexité et les sommes en jeu. La majorité est loin d'être unie. Comment compenser la perte de recettes ? Sur ce point, le président n'a pas établi de principes clairs.

L'autre promesse concerne les infrastructures et la situation est encore plus vague. Le candidat Trump avait promis "1.000 milliards de dollars" d'investissements. L'idée intéresse l'opposition démocrate. Mais au Congrès, où le budget 2018 est en discussion cet été, personne n'en parle encore concrètement.

Pour les républicains, réussir ces deux réformes est une question de crédibilité, car c'est la première fois depuis 2006 qu'ils contrôlent les deux chambres du Congrès et la Maison Blanche.

... et 2020

Historiquement, les deux premières années du mandat sont les plus propices aux grandes réformes, avant les élections législatives dites de mi-mandat, en l'occurrence en novembre 2018. Ce sera un prélude à la présidentielle de 2020, à laquelle Donald Trump semble déterminé à se représenter.

Ronald Reagan a fait adopter en 100 jours la quasi-totalité de son programme. Barack Obama a fait passer un plan de relance de l'économie en 2009, puis ses réformes du système de santé et du système financier en 2010.

Mais les débuts de "l'outsider" Trump ont mis à nu les problèmes d'organisation de l'administration. Donald Trump n'a pas non plus démontré l'habileté d'un Clinton ou d'un Reagan, qui ont su négocier avec des Congrès contrôlés par leurs adversaires.

"Même l'adoption d'une réforme fiscale ne pourra pas changer l'impression qu'ont acquis les gens sur sa compétence ou son administration", affirme Steve Gillon, historien à l'Université de l'Oklahoma.

Il est vrai, tempère Peter Kastor, professeur d'histoire à l'Université Washington à St. Louis, que Donald Trump n'a pas pu s'appuyer sur une grande crise sécuritaire (comme le 11-Septembre pour George W. Bush) ou économique (la crise financière pour Obama) pour "vendre" une grande réforme au pays et doper sa légitimité.

Quoiqu'il en soit, souligne cet historien, "de nombreux facteurs qui empêchent un président de réussir deux mandats sont déjà en place pour Donald Trump": le scandale autour des soupçons de collusion avec la Russie, et son âge déjà avancé, 71 ans.

"La seule chose qui pourrait sauver Trump serait un événement international majeur, ou un attentat terroriste majeur", conclut Steve Gillon. "Mais bien sûr personne ne le souhaite".

(Avec AFP)

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Le 20 juillet 2017 à 11h00

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