Le FMI souhaite améliorer la lutte contre la corruption
Le FMI, qui s'inquiète de l'impact de la corruption sur la croissance des pays, a estimé mercredi 2 août qu'il peut mieux faire pour s'attaquer à ce phénomène mondial.
Bien que le Fonds ait pris "de nombreuses initiatives et contribué à la recherche sur la corruption", il devrait renforcer "son engagement" dans ce domaine, a-t-il indiqué dans un communiqué à l'issue d'une discussion de son comité de direction.
Quelques pistes sont ainsi avancées: "établir une meilleure méthodologie pour apprécier l'étendue de la corruption et son impact macroéconomique"; "développer une politique plus concrète et détaillée pour aider les gouvernements à s'attaquer à la corruption"; "fournir des évaluations plus réalistes sur le degré et le coût de la corruption quand elle mine la performance économique" et "assurer un traitement impartial de la corruption à travers les pays".
La corruption engloutit chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit au partage équitable de la croissance économique, avait estimé le FMI dans un précédent rapport publié en mai 2016.
A eux seuls, les pots-de-vins versés chaque année sur le globe totalisent entre 1.500 à 2.000 milliards de dollars, soit pas loin du produit intérieur brut (PIB) français, avait-il détaillé.
Pays riches et en développement sont concernés mais ce sont les populations les plus défavorisées qui en sont les premières victimes dans la mesure où elles dépendent davantage de services publics plus coûteux en raison de la corruption.
La question de la corruption ne fait toutefois pas l'unanimité parmi les directeurs du FMI.
Certains d'entre eux souhaitent limiter son rôle en la matière. Ils "ont le sentiment que le Fonds n'a pas l'expertise et les capacités d'évaluer la corruption d'une manière générale", souligne le communiqué. La dépendance à des indicateurs, qui "ne sont pas totalement transparents, affaiblit la crédibilité" du Fonds", observent-ils par ailleurs.
(Avec AFP)
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