L'Angola aux urnes pour conclure l'ère Dos Santos
Les Angolais votaient mercredi 23 août pour choisir un successeur au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de prendre sa retraite après un règne autoritaire de trente-huit ans à la tête de son pays, en pleine crise économique.
Au pouvoir depuis 1975, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) doit conserver, sauf coup de théâtre, sa majorité absolue au Parlement et installer son candidat et dauphin désigné, l'ex-ministre de la Défense Joao Lourenço, dans le siège laissé vacant par le "camarade numéro 1".
Dès les premières heures du jour, les électeurs angolais se sont pressés dans les bureaux de vote de tout le pays, qui resteront ouverts jusqu'à 17h GMT.
M. dos Santos, bientôt 75 ans, a déposé son bulletin dans l'urne en début de matinée dans une école du centre de la capitale, sous les flashes des photographes.
Son très probable successeur l'a imité une heure après dans un autre bureau de Luanda, confiant. "Je suis serein. Je vais rester calmement chez moi en attendant que mes collègues du parti m'informent des résultats", a déclaré Joao Lourenço. "Le scrutin se déroule en ordre et dans le calme", s'est-il félicité.
Très matinal lui aussi, le chef de l'Unita (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola), le principal parti d'opposition, Isaias Samakuva, a glissé son bulletin dans l'urne dans le quartier de Talatona, en appelant les 9,3 millions d'électeurs inscrits à "voter en conscience, pour la démocratie".
Tout au long de la campagne, l'Unita et le troisième parti du pays, la Casa-CE, ont demandé aux électeurs de mettre un point final à la domination sans partage qu'exerce le MPLA sur l'Angola depuis son indépendance du Portugal en 1975.
Les premiers résultats du scrutin sont attendus d'ici vendredi.
(Avec AFP)
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