PAM: L’inconnue Ilyas Omari
A cinq jours de la réunion du Conseil national qui examinera la démission du secrétaire général, le mystère demeure entier sur les intentions de celui qui est toujours officiellement le leader du PAM. Hormis l’homme qui reste injoignable pour s’expliquer, ni ses proches ni ses opposants ne sont en mesure de confirmer son départ mais ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter ouvertement qu’il parte.
A la question de savoir si le départ de Ilyas Omari du leadership du PAM sera acté lors du Conseil national qui aura lieu dimanche 22 octobre ou s’il reviendra sur sa décision, personne parmi ses proches interrogés par Médias24, ne se risque à émettre un jugement dans un sens ou un autre.
"Si le secrétaire général veut revenir sur son annonce de démission, il en a tout à fait le droit mais à ce jour, il n’existe aucune source fiable capable de dire ce qu’il fera le jour J. Entre l’annonce de sa démission en août et aujourd’hui, nous n’avons eu aucune nouvelle de sa part allant dans le sens de sa décision ou l’infirmant. Je ne lui ai jamais posé cette question car il doit donner sa réponse aux organes décisionnaires du parti et pas à moi. De plus personne n’est habilité à parler en son nom car le seul à pouvoir le faire est Si Ilyas", nous déclare Milouda Hazib, membre du bureau politique.
Selon l’ex-présidente du groupe parlementaire du PAM à la chambre basse, il faudra attendre la fin de la réunion du Conseil national qui examinera sa démission pour en savoir plus sur cette question qui alimente des échanges musclés entre les membres pro et anti-El Omari du bureau politique.
Interrogée sur l’ambiance qui a prévalu au dernier bureau politique qui s’est déroulé jeudi 12 octobre, elle confirme des désaccords mais selon elle, "pas plus que lorsque lui-même présidait l’organe exécutif du parti".
"Certains journalistes ont évoqué des échanges violents entre les membres du bureau politique. Même si nous ne pouvons pas être tout le temps d’accord entre nous, il faut arrêter d’exagérer car il n’y a eu que des débats, comme cela avait été le cas avec les secrétaires généraux précédents. Il est cependant vrai que l’annonce de cette démission a créé un climat propice à plusieurs interrogations. Selon moi, les désaccords doivent s’exprimer au sein du parti et pas dans la presse et c’est pourquoi, quelle que soit sa décision, je préfère ne pas spéculer", conclut notre interlocutrice.
Beaucoup moins tendre avec le secrétaire général, une source de haut niveau du PAM, requérant l’anonymat, s’est également avérée incapable de prédire s’il allait maintenir sa démission ou pas.
"Je n’ai aucune réponse à cette question mais si vous avez du nouveau avant dimanche, rappelez-moi car personne ne sait rien au PAM. Ce que je peux dire, c’est qu’au sein du parti, il existe désormais un courant qui veut insuffler un vent nouveau et un autre qui veut maintenir les choses en l’état.
"Lors du dernier bureau politique, il y a eu des moments très chauds entre les deux clans mais personne ne s’est déclaré candidat à la succession.
"Personnellement, je considère que la réunion du Conseil national constitue notre dernière chance pour sauver le parti de la crise actuelle. Soit on arrive à reprendre la main pour redresser notre projet partisan soit on deviendra un parti parmi d’autres.
"Pour éviter ce cas de figure, il est essentiel de changer de secrétaire général et d’équipe pour repartir sur de bonnes bases. Il faut adopter une nouvelle approche et gouvernance, décentraliser le parti et accorder plus de confiance aux régions avec plus de concertation et de démocratie interne', propose notre source qui laisse entendre que cela n’a pas été le cas avec Ilyas Omari.
Interrogé sur sa prise de distance avec le secrétaire général dont il était proche, notre interlocuteur affirme l’avoir soutenu en pensant qu’il était l’homme de la situation mais qu’il s’est trompé.
"Pendant qu’il était le numéro deux du parti, il a empêché Mustapha Bakkoury de remplir sa tâche alors que l’ancien secrétaire général est une des plus grandes compétences du PAM.
"J’ai donc considéré qu’il valait mieux qu’il devienne le vrai patron du parti mais par la suite, il y a eu des divergences jusqu’à son annonce unilatérale de démissionner qui met en péril notre projet.
"Je rappelle que personne de chez nous ne lui a demandé de partir et qu’au lieu d’avertir en premier lieu les militants, il a préféré annoncer sa décision aux Marocains par la presse. Il doit donc respecter sa parole et aller au bout de sa démarche", espère notre interlocuteur qui ajoute que l’avenir du parti dépendra de la décision qui sera prise dimanche 22 octobre.
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