Gouvernement. Le retard dans le remplacement des ministres limogés suscite des interrogations
Depuis le 24 octobre, Saâdeddine Elotmani est à la recherche de 5 noms pour les proposer au cabinet royal. L’année va-t-elle être bouclée sans que les postes soient pourvus?
Elotmani s’est exprimé sur ce sujet, le dimanche 10 décembre dans la conférence de presse qui a suivi son élection en tant que secrétaire général du PJD. “Nous sommes arrivés au stade final“, a-t-il indiqué, dans une réponse à une question au sujet du retard dans les consultations.
Les 5 postes à pourvoir sont les suivants :
-ministre délégué chargé des Affaires africaines. Poste nouveau dont la création a été annoncée par le Roi le 13 octobre dans son discours d’ouverture de la session parlementaire. Il sera notamment chargé du suivi de l’exécution des projets lancés dans les pays africains.
-Ministre de l’Education nationale, après le départ de Mohamed Hassad, ministre MP (Mouvement Populaire).
-Ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, après le départ de Mohamed Nabil Benabdellah, ministre PPS (Parti du progrès et du socialisme).
-Ministre de la santé, après le départ de Houcine Louardi, ministre PPS.
-Secrétaire d’Etat chargé de la formation professionnelle, après le départ de Larbi Bencheikh, du MP.
Les quatre derniers ont été limogés le 24 octobre par le Roi Mohammed VI après l’audit de la Cour des comptes concernant le programme « Al Hoceima, phare de la Méditerranée“.
Le Chef du gouvernement Saâdeddine Elotmani a contacté les dirigeants des deux partis concernés pour leur demander de soumettre des candidatures. Il y a toujours, à ce stade, des allers-retours entre la primature et les partis. Puis entre la primature et le cabinet royal.
Cette décision du Roi et le remplacement des ministres s’inscrivent dans le cadre de l’article 47 de la Constitution :
Article 47
Le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants, et au vu de leurs résultats. Sur proposition du Chef du Gouvernement, Il nomme les membres du gouvernement. Le Roi peut, à Son initiative, et après consultation du Chef du Gouvernement, mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement. Le Chef du Gouvernement peut demander au Roi de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement.
Le Chef du Gouvernement peut demander au Roi de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement du fait de leur démission individuelle ou collective. A la suite de la démission du Chef du Gouvernement, le Roi met fin aux fonctions de l’ensemble du gouvernement. Le gouvernement démissionnaire expédie les affaires courantes jusqu’à la constitution du nouveau gouvernement.
Selon une source informée consultée par nos soins, à ce stade le périmètre du changement est bien celui-là: désigner un ministre délégué aux Affaires africaines, remplacer les titulaires des portefeuilles de l’Education, de la Santé, de la Formation professionnelle et de l’Habitat.
Pour les portefeuilles de l’Education et de la Santé, le temps presse en raison du caractère stratégique de ces secteurs.
Et si le retard persiste et qu’Elotmani n’arrive pas à boucler ce dossier?
Y aura-t-il un ou des ministres technocrates ? Ou bien refonte de la répartition des portefeuilles ? Voire de l’architecture gouvernementale elle-même ? Autant de questions qui se posent déjà mais dont personne n’a la réponse.
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