Rapport. Un taux de croissance de 3,5% en Afrique en 2018
La croissance de l’Afrique devrait augmenter en 2018 et 2019 avec l’amélioration de l’activité mondiale, selon le rapport de l’ONU sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale 2018.
Présenté mardi 16 janvier au siège de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le rapport prévoit une reprise de la croissance globale du PIB, avec une augmentation de 3,5% en 2018 et de 3,7% en 2019, soit de plus de 3% par rapport à 2017.
Le renforcement de la demande extérieure et un raffermissement continu des prix des produits de base au niveau mondial allégeront les pressions fiscales et extérieures, selon les auteurs du rapport. Toutefois, d’importants ajustements budgétaires attendent de nombreux exportateurs de produits de base, ce qui freine le rythme de la reprise dans les pays de cette région.
Afrique du nord: 4,1% de croissance
De plus, dans plusieurs sous-régions, notamment en Afrique centrale, australe et de l’ouest, on s’attend à une croissance négligeable du PIB par habitant pour la période 2018-2019. L’ensemble de ces régions représente près d’un tiers de la population du monde vivant dans une pauvreté extrême.
Le rapport met l'accent sur des écarts prévisionnels de croissance majeurs entre les cinq sous-régions africaines. Et de prévoir que l’Afrique de l’est restera la sous-région qui expérimente la croissance la plus rapide, avec des prévisions d’augmentation de 6% du PIB global en 2018 et 2019, facilitée par des investissements majeurs dans les infrastructures et par l’expansion des marchés intérieurs.
En Afrique du nord, la croissance devrait se stabiliser à 4,1% en 2018 et 2019, après avoir atteint 4,8% en 2017, ce qui s’explique par un raffermissement des prix des produits de base, une amélioration de la situation sécuritaire et la poursuite de la reprise économique en Europe.
Croissance mondiale: 3% en 2018 et 2019
La reprise de la croissance se poursuivra en Afrique de l’ouest, passant de 2,4% en 2017 à 3,3% en 2018, à la faveur de la hausse des prix du pétrole et de l’augmentation progressive de la production de pétrole au Nigeria, qui apaisent la pression fiscale et sur le change. Plusieurs autres pays d’Afrique de l’ouest, notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal se maintiennent sur le chemin d’une croissance forte, soutenue par de solides investissements dans les infrastructures, une confiance plus accrue des investisseurs et l’amélioration du climat des affaires.
En Afrique australe, après une hausse de 1,2% en 2017, le PIB devrait augmenter de 2,3% en 2018 et de 2,5% en 2019, alors que la croissance devrait rebondir en Afrique centrale, passant de 0,7% en 2017 à 2,1% en 2018.
Au niveau mondial, le rapport note que malgré une amélioration des perspectives à court terme, l’économie mondiale continue d’être exposée à des risques, notamment des changements en matière de politique commerciale, une détérioration soudaine de la situation financière mondiale et le renforcement des tensions géopolitiques.
En 2017, la croissance économique mondiale a atteint 3%, soit le niveau le plus élevé depuis 2011, tandis qu’on observe une atténuation de l’instabilité due aux crises et des effets néfastes d’autres chocs récents. Cette reprise est généralisée, avec environ deux-tiers des pays du monde ayant enregistré en 2017 une croissance économique supérieure à celle de l’année précédente. La croissance mondiale devrait se stabiliser à 3% en 2018 et en 2019.
(Avec MAP)
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